L’art de l’affiche

Vague souvenir d’avoir vu La piscine sur la télévision en noir et blanc qui se trouvait chez mes parents. Il y a donc très longtemps. Depuis, j’ai eu l’occasion de voir beaucoup de photographies couleur de Delon, Romy, Ronet et Jane, tous beaux, jeunes, dégoulinants et bronzés. Pas envie de revoir le film pour le moment. Je préfère celui que je me fais à partir des images fixes.

A bout de souffle, lui, je n’ai pas besoin de le revoir. Il fait partie de moi, je l’ai complètement intégré à certaines périodes de ma vie. En revanche, j’apprécie assez les évocations empreintes de nostalgie comme celle de Chambre 12, Hôtel de Suède, un film de Claude Ventura visible sur le site de la cinémathèque.

Publié dans cinéma, graphisme | Tagué | Laisser un commentaire

Vu

Double messieurs, Jean-François Stévenin (1986)

On a envie d’être indulgent avec ce film bricolé et en partie raté: la liberté artistique est assez rare en général, encore plus au cinéma pour des raison financières évidentes. Pour quelques fulgurances et deux ou trois moments de grâce, il faut subir beaucoup temps morts et d’ennui. Comme dans la vie ? Certes, en tant que spectateurs modelés par le spectacle, nous ne savons peut-être plus accorder toute notre attention à ces moments où il ne se passe « rien ». Heureusement, les images sont assez belles et Carole Bouquet toujours très cinématographique. En revanche, Yves Afonso, ex second rôle Godardien dans les années 60, nous fait terriblement regretter Jacques Villeret. Cette absence est probablement pour une grande part à l’origine de la déception ressentie.

Publié dans cinéma | Laisser un commentaire

Sunday song

Publié dans songs | 1 commentaire

Dans la galerie virtuelle du GFIV

Mick Rock, Bowie et Ronson, 1973
Mick Rock, Iggy Pop, 1972
Mick Rock, Lou Reed, London, 1974

Mick Rock est un photographe britannique né en 1948 et mort le 18 novembre 2021. Vous avez sûrement quelques reproductions de ses œuvres sur la pochette de quelques uns de ces disques (liste non exhaustive) : Pin Up de Davis Bowie, Transformer de Lou Reed, End Of The Century des Ramones, Raw Power des Stooges, The Madcap Laughs de Syd Barrett

Publié dans photographie, Rock & Roll | Laisser un commentaire

Rions un peu

Clémentine Mélois

Instagram

Les catastrophes à répétition, c’est comme tout : on finit par se lasser des appels au secours.

Publié dans actualités, humour | Laisser un commentaire

Vu

Mourir peut attendre, Cary Joji Fukunaga (2021)

L’agent OO7 qui remplace Bond parti à la retraite est une femme noire. So what ? Contrairement aux apparences, le malaise exprimé par les réacs ne provient pas d’un quota imposé par la tyrannie woke (rires). Notre héros viril ne risque pas l’émasculation (prononcez « déconstruction »). Si le film marque un tournant décisif dans la saga bondienne, la raison en est à chercher ailleurs. Mourir peut attendre annonce une triste nouvelle et il le fait d’une manière lourdement larmoyante : il n’y a plus de place en ce monde pour le vieux dragueur bagarreur amateur de Martini au shaker et de bonnes blagues. Il n’y aura pas de retour en arrière. C’est fini pour lui ; il a fait son temps et même un peu plus (six décennies quand même). Le James Bond de 2021 est fatigué, usé. Pire : il devient sentimental. Cela ne l’empêche pas de faire une dernière fois le show. Certes, Seydoux qui joue comme un balais et le scénario est un peu plat, mais le film regorge de scènes d’action, de poursuites en Aston Martin et de bagarres comme au bon vieux temps.

Publié dans cinéma | Tagué | 5 commentaires

L’art de la reprise

Publié dans Rolling Stones, songs | Laisser un commentaire

C’était mieux avant

Source

Comment ne pas éprouver en regardant ces images de prospérité insouciante, sinon de la nostalgie pour une époque dont nous payons aujourd’hui le coût environnemental*, du moins un léger vague à l’âme. Ce n’était pas « mieux avant » ; la différence, c’est qu’on ne se demandait pas à quelle vitesse notre civilisation allait s’effondrer.

*Comme on pouvait raisonnablement s’y attendre, les maîtres du monde n’ont pas été à la hauteur des enjeux. Le journal officiel de tous les pouvoirs parlait d’un accord en « demi-teinte ». En langage diplomatique, cela signifie se vautrer.

Publié dans images | Tagué , , | Laisser un commentaire

Lecture

Après l’assez ennuyeuse Aventure d’un certain Hans Pfaall, aussi encombrée de détails techniques qu’un texte de Pynchon mais sans l’humour tordu de ce dernier, c’est avec plaisir qu’on lit la première page de la nouvelle intitulée Manuscrit trouvé dans une bouteille, modèle d’introduction à une nouvelle fantastique :

Ce ton péremptoire est en règle générale insupportable sauf dans un cas : lorsqu’il s’agit précisément de la voix d’un narrateur qui veut donner une grande crédibilité à son récit. Celui qui parle ajoute un peu plus loin : « J’ai jugé à propos de donner ce préambule, dans la crainte que l’incroyable récit que j’ai à faire ne soit considéré plutôt comme la frénésie d’une imagination indigeste que comme l’expérience positive d’un esprit pour lequel les rêveries de l’imagination ont été lettre morte et nullité. » On te croit d’avance, mec, et on se précipite pour lire la suite. On découvre ainsi un récit halluciné qui pourrait donner lieu à une belle adaptation cinématographique.

Publié dans livres | Tagué , | 3 commentaires

Sunday song

Publié dans songs | Laisser un commentaire