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Licorice Pizza, Paul Thomas Anderson (2021)

Un teen movie romantique se déroulant à Los Angeles au début des années 70 ? Vous n’avez pas l’impression que cela a déjà été fait ? Probablement. Mais là on parle de Paul Thomas Anderson, l’homme qui a réussi l’adaptation hautement acrobatique d’un polar sous acide et parfumé à la weed signé Thomas Pynchon. En plongeant dans le monde parallèle de l’écrivain fantôme, le réalisateur de Inherent Vice semble avoir réussi à découvrir certaines rouages bien cachés de l’univers pynchonien (c’est ma théorie). Tout le secret réside dans la capacité à sortir complètement des rails narratifs qui structurent les films usinés en série dans la dream factory. Cela donne au scénario de Licorice Pizza la grâce aérienne d’une longue dérive où toutes les digressions sont bonnes à prendre sans pour autant perdre le fil de l’histoire d’amour compliquée entre les deux personnages principaux. La critique s’est enthousiasmée avec raison pour la liberté du scénario, la maitrise de la réalisation, le souffle juvénile qui emporte le tout et laisse le spectateur en état d’apesanteur. On plaint un peu les spectateurs qui n’ont pas compris pourquoi la plupart des scènes ne « servent à rien ». Il est vrai que la show aviné de Sean Penn et Tom Waits n’apporte strictement rien de rationnel au récit. Pur déconnage poétique. Jeu gratuit. Comme danser et rire en écoutant des chansons dans le genre de celle-ci :

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