Sunday song

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Retour le 17 août

Je pourrais aussi bien revenir maintenant ou dans un an mais cela ne ferait pas sérieux. Vous avez remarqué comme l’été 2020 est sérieux, limite austère ? La désinvolture et le relâchement sont stigmatisés, définitivement associés à la jeunesse insouciante, irresponsable et terriblement minoritaire dans notre pays. Peut-être que les moins de trente ans qui se pressent dans des fêtes plus ou moins clandestines cherchent à oublier ce qui les attend à la rentrée. Bref, comme pour le déconfinement, j’ai planifié une date au feeling histoire de donner l’impression de contrôler quelque chose. D’ici là, essayez de vous amuser discrètement en dissimulant votre sourire derrière un masque.

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Sunday song

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Parution

Le dernier numéro est à télécharger ici.

Vous pouvez compléter votre collection .

Pour encore plus de lecture, rendez vous sur le site des éditions du GFIV.

Je ne vous souhaite pas un « bel été » parce que je ne supporte plus cette expression mais le cœur y est.

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En pause

George Herriman

Dans la pile, Proust, Pessoa et quelques bons vieux auteurs de la série noire. Je repasserai par ici vers le mois d’août.

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Sunday song

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L’éveil selon Hesse

Dans le roman d’Hermann Hesse que je viens de terminer, j’ai coché un passage où l’écrivain parle de l’éveil en ces termes :

« L’enjeu de l' »éveil », c’était, semblait-il, non la vérité et la connaissance, mais la réalité, le fait de la vivre et de l’affronter. L’éveil ne vous faisait pas pénétrer plus près du noyau des choses, plus près de la vérité. Ce qu’on saisissait, ce qu’on accomplissait ou qu’on subissait dans cette opération, ce n’était que la prise de position du moi vis-à-vis de l’état momentané de ces choses. On ne découvrait pas des lois, mais des décisions, on ne pénétrait pas dans le cœur du monde, mais dans le cœur de sa propre personne. C’était aussi pour ça que ce qu’on connaissait alors était si peu communicable, si singulièrement rebelle à la parole et à la formulation. Il semblait qu’exprimer ces régions de la vie ne fît pas partie des objectifs du langage. »

Hermann Hesse, Le Jeu des perles de verre

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Que faire des journées d’été ?

Je viens de parcourir une liste des « meilleures séries » et aucune ne me tente. Ce n’est pas grave, il me reste de nombreux d’épisodes de Columbo à regarder. Rappel : je n’achète pas de livre cette année (tant pis pour les inédits de Manchette), je vis sur les stocks de la bibliothèque du basement entre livres non lus et relectures. Là aussi, j’ai de quoi voir venir. Restez à l’ombre et ne négligez pas une petite sieste au creux de l’après midi. Le dernier Dylan constitue le fond sonore idéal pour se préparer à glisser en douceur dans le sommeil.

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L’art de la reprise

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Vu

Georgia, Arthur Penn (1981)

Ce film, que je découvre probablement trop tard, a ses fans qui vont jusqu’à prétendre qu’il s’agit du meilleur d’Arthur Penn. Je ne mets rien au-dessus de Bonnie and Clyde et Alice’s Restaurant mais je peux comprendre ceux qui ont découvert ce film vers la fin (pas très clairement identifiable) de l’adolescence et qui aiment le revoir à l’age dit « mûr » voire plus tard. Au début, la jeune Georgia danse dans la rue devant ses trois copains, tous amoureux d’elle. Elle rêve d’être la nouvelle Isadora Duncan. A la fin, elle retrouve l’un des membres de la bande, bien cabossé au propre comme au figuré, et elle lui montre ses premiers cheveux blancs. Le passage du temps constitue le sujet du film qui s’appuie sur la chronologie de l’histoire américaine (assassinat de Kennedy, mouvement hippie, promenade sur la lune, etc.). Et ça va très vite. Ceux qui ont appartenu à une petite bande d’amis ont connu ce passage des jeux enfantins aux premiers troubles, les couples qui se forment, les enfants qui naissent, les couples qui se défont. La vie, quoi. Fort heureusement, le film ne s’attarde pas du tout sur la vie de famille des protagonistes. Il s’attache plutôt à restituer les rêves, l’énergie de la jeunesse et la manière dont cet élan vient se heurter à certaines réalités qui conduisent à revoir les ambitions de départ à la baisse. Le thème des illusions perdues est assez universel pour dépasser l’ancrage américain du récit et venir recouper certains aspects de la trajectoire personnelle des spectateurs. La réussite du film réside à mon avis du côté des émotions oubliées qu’il fait remonter pendant quelques instants à la surface.

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