Vu

Thunder road, Jim Cummings (2018)

J’ai découvert Jim Cummings en lisant des trucs sur son dernier film qui ont attiré mon attention. Je n’ai pas pu le voir en salle en l’absence de laissez-passer mais de toute façon les cinémas du coin ne passent de films « indépendants ». Je trouve formidable d’avoir découvert cet excellent auteur, réalisateur et génial acteur. J’ai rarement eu l’occasion d’apprécier autant un film, j’ai même eu l’impression qu’il m’était spécialement adressé. Ce que fait Jim Cummings est d’une originalité rarement atteinte. C’est personnel, brillant, maîtrisé. Thunder road ne rentre dans aucun genre précis mais en aborde plusieurs de manière décalée voire franchement tordue, passant de la comédie au drame, jouant sur le malaise en permanence, déclenchant au passage des spasmes de rires nerveux qui font un bien fou (ne me demandez pas pourquoi). Un premier film aussi réussi, c’est très impressionnant. Je vais essayer de voir The Wolf of Snow Hollow, son second film. En attendant de pouvoir voir The Beta Test

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Vu

L’Anglais, Steven Soderbergh (1999)

Un film où on entend The Seeker des Who au générique ne peut pas être mauvaiss. De fait, L’Anglais est un très bon polar avec de la castagne musclée mais aussi de la psychologie des profondeurs. Au lieu de faire passer les états d’âme du personnage principal (joué par l’excellent Terence Stamp) à travers d’interminables bavardages (la french touch), les souvenirs de sa fille disparue dans des conditions mal éclairées ainsi que son besoin pressant de d’explications et de vengeance sont montrés par un travail de montage assez sophistiqué qui mêle les différentes temporalités. Terence Stamp est impressionnant, muré dans le mutisme, prêt à exploser à chaque seconde. A noter également une très bonne composition de Peter Fonda en producteur de disques des années 60 savourant une retraite dorée.

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L’art de la reprise

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Comme un charme

illustration : Bill Térébenthine

Il existe deux hypothèses concernant l’origine de l’expression « se porter comme un charme ». La première, qui fait référence à l’arbre du même nom, semble peu convaincante ; le charme n’est pas, parait-il, un arbre particulièrement robuste. Si on veut utiliser une métaphore arboricole, on se référera plutôt au chêne. Le sens le plus probable est aussi plus poétique ; il se réfère aux enchantements et aux sortilèges de la magie. Au dix-neuvième siècle, ceux qui usaient de cette expression « constataient l’état d’une personne en bonne santé avec un mélange d’étonnement et de jalousie car, souvent, ils ne bénéficiaient pas de cet état. »* Je vous souhaite bien sûr d’être en pleine forme.

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Sunday song

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2022

Illustration : Bill Térébenthine

Ok pour une nouvelle année. On n’a pas le choix et personne ne nous demande notre avis. Il est vrai qu’on s’habitue à tout, à l’état d’exception sans fin et aussi, surtout, à l’inaction. Ou alors une forme très relâchée de l’activité à l’écart de toute contrainte sociale comme passer l’après-midi à lire dans une chaise longue en s’assoupissant un peu tandis que l’ordinateur diffuse doucement de la musique du siècle dernier. Mais tout cela n’aura qu’un temps puisque tout doit passer. Retour aux affaires prévu durant la deuxième quinzaine de janvier.

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Noël

J’avais oublié le cadeau des éditions du GFIV. Je repasse donc pour donner le lien vers cette nouvelle publication en téléchargement gratuit. Bonne lecture !

Bill Térébenthine, Looking at the cover, disponible ICI.

A bientôt.

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Break

Glen Baxter

Je vous souhaite de passer quand même un bon noël. Le Journal reviendra en 2022. D’ici là, don’t give up, enjoy yourself, keep on rockin’, etc.

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En fait, on s’en fout pas vraiment

Raquel Welch, 1980 – photographiée par Harry Langdon

Pour l’image, nous n’avons pas vraiment essayé de coller au sujet à savoir l’annonce du passage au pass vaccinal par le premier ministre. Notre première réaction, certes un peu puérile, était le résultat de ce nouveau pas franchi dans la destruction des libertés ou, plus précisément, « le remplacement du droit par l’arbitraire du pouvoir »*. Mais la colère était surtout provoquée par l’absence de réactions, non pas du côté des politiques dont nous n’attendons plus rien (et qui, heureusement, ne représentent plus rien non plus) mais de la part des intellectuels de ce pays. Depuis hier, une tribune publiée par Muriel Fabre-Magnan dans les colonnes du Figaro est venue remettre les pendules de la pensée à l’heure et placer chacun devant ses responsabilités morales. Et oui, vous avez bien lu. Les enjeux de la situation présente relèvent de ce domaine dont le libéralisme autoritaire rêverait de se débarrasser définitivement. « Certes, écrit le Professeur de droit à Paris I, les droits et libertés doivent être mis en balance avec d’autres intérêts publics, mais cette mise en balance ne signifie pas que ces droits et libertés doivent toujours céder devant les raisons de sécurité et de santé. » Les décisions les plus absurdes prises par l’exécutif comme l’interdiction d’accompagner les enterrements pendant le premier confinement ou, actuellement, d’accepter des visiteurs dans les services pédiatriques, agissent comme des révélateurs de ce que Fabre-Magnan appelle « une pathologie institutionnelle de notre temps : l’effondrement éthique ». Lecture très conseillée pour faire contre-poids au matraquage journalistico-médiatique.

*Muriel Fabre-Magnan, « L’État de droit est-il malade du Covid-19 ? », FigaroVox

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Cry Macho, Clint Eastwood (2021)

Une scène du film : le vieux cowboy joué par Clint Eastwood a réussi à soigner un animal dans la petite ville mexicaine où il se trouve. La rumeur s’est répandue et des gens commencent à rappliquer avec toutes sortes de bêtes pour qu’il les guérisse. Le shériff se pointe avec son épouse qui porte son chien dans ses bras. Clint observe l’animal puis il s’éloigne un peu avec le jeune qui l’accompagne. Il lui glisse à l’oreille : « On ne soigne pas la vieillesse ». C’est le thème du film. Alors il ne faut pas s’étonner s’il est lent et si le scénario charrie des mythes anciens, venus d’un monde révolu. Ici, au Journal, on s’intéresse aux artistes qui continuent à être productifs dans le grand âge. Le film peut surprendre à cause d’une certaine sentimentalité (envers les animaux notamment) à laquelle le cinéaste ne nous avait pas habitués. Et puis, il fait de constat, déjà entendu mainte fois, selon lequel plus on avance et plus il apparait clairement qu’on ne sait rien.

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