Hommage à la reine

Extrait du portrait de Poison Ivy par Isabelle Chelley dans Rock & Folk hors série « 22 V’LA LES FILLES ».

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Touché !

On doit se sentir fort lorsqu’on réussi un tir en plein dans l’œil d’un manifestant en train de parler tranquillement avec un journaliste comme ici, place d’Italie à Paris, le samedi 16 novembre. Ceux qui réussissent un tel tir, en produisant autant de dégâts chez un membre de « l’autre camp« , reçoivent-ils une récompense de la part du préfet ou une promotion de la part du ministre ? Bientôt une nouvelle distribution de médailles ? Ce n’est pas exclu. Ah j’oubliais : l’IGPN est saisi.

(source)

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Vu

Stranger Things saison 3

J’avais apprécié, dans la deuxième saison, le côté Clan des sept chez Carpenter. La nouveauté dans cette saison-ci, c’est que les scénaristes et les acteurs s’amusent énormément. Leur jubilation est communicative, comme les fous rires des deux personnages drogués par les méchants russes. L’équilibre est quand même maintenu d’extrême justesse afin qu’on ne bascule pas dans la farce (il s’agit quand même de se protéger d’une intrusion venue du monde inversé). Comme pour Fargo, je surveille les informations concernant la saison quatre en préparation.

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Sunday song

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Vu

Parasite, Joon-ho Bong (2019)

On s’ennuie légèrement au début, en admirant quand même la rigueur de la mise en scène impeccable. Puis, petit à petit, on se met à s’attacher aux personnages, le climat ambiant vous emporte. Commencé sur un ton assez léger de comédie sociale (des pauvres squattent chez des riches), le film bascule dans le drame vers le milieu avant de plonger dans le gore sanguinolent dans la séquence finale. Et vous finissez KO au moment du générique de fin. Comme dans Memories of Murder, la fin reste ouverte, comme si le réalisateur laissait au spectateur la charge de trouver quelle suite donner à l’histoire. C’est probablement la raison pour laquelle on repense au film le soir avant de s’endormir, le lendemain et même au-delà.

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Revue de presse

Violences policières : le gouvernement maintient la ligne dure

«J’ai peur qu’il y ait des gens tués dans les prochaines opérations de maintien de l’ordre, d’un côté ou de l’autre. C’est un miracle qu’il n’y ait pas eu de mort jusque-là, car plus on va au contact, plus le risque d’accident grave est élevé. Tôt ou tard, on va être confronté soit à des policiers à moto coincés dans une rue et lynchés au milieu de la foule, soit à un nouveau Malik Oussekine.»

Pendant les manifestations de gilets jaunes, les brigades de répression de l’action violente motorisées (Brav-M), des unités à moto rappelant les «voltigeurs», ont justement été déployées. C’est aussi le cas d’autres policiers dont le quotidien est bien éloigné de la gestion des foules. Des brigades de recherche et d’intervention (BRI), armées et entraînées pour faire face au grand banditisme ou au terrorisme, ont par exemple été envoyées en première ligne dans plusieurs villes de France, ainsi que de très nombreux policiers des brigades anti-criminalité (BAC) et des compagnies d’intervention. Or le ministère de l’Intérieur entend conforter le rôle de ces unités dont le face-à-face avec des manifestants n’est pourtant pas la spécialité : «L’ensemble des forces de sécurité intérieure peut ainsi concourir, notamment sous le signe de l’urgence, à un service de maintien de l’ordre», indique le document. Dans plusieurs enquêtes judiciaires emblématiques sur des blessures graves, ce sont pourtant les policiers de ces unités qui sont mis en cause. Libération

Le cauchemar qui hantera bientôt nos jours par Paul Jorion

La presse nous a appris un jour que 5.000 scientifiques avaient signé une pétition appelant à décréter l’état d’urgence en raison de la catastrophe environnementale, non pas qui s’annoncerait, mais qui est en cours, et dont l’enjeu n’est rien moins que l’extinction du genre humain. Le même jour, un million de personnes avaient défilé dans le monde pour attirer l’attention sur la menace.

Ce mois-ci, ce sont 10.000 scientifiques, et 10 millions de manifestants, et nul ne serait surpris si le mois prochain, c’étaient 100.000 scientifiques signant au bas de la pétition, et 100 millions de manifestants dans les rues.

Que se passera-t-il quand ce seront 1 million de scientifiques signataires, et 1 milliard de personnes défilant en cortège?

Probablement rien de plus hélas que ce que nous observons aujourd’hui: l’un ou l’autre gouvernement prendra des mesures qui, si elles étaient tout d’abord votées et si ensuite leurs décrets d’application étaient ensuite signés, promettent – sans aucune pénalité bien entendu en cas de non-respect des promesses (« À l’impossible, nul n’est tenu! », n’est-ce pas) – que des efforts seront faits, d’ici… 2050 pour réduire la consommation de tel ou tel produit.

En « 2050 »? Pourquoi pas en 2300? Ou en l’an 4000 tant que nous y sommes? Comme si le mot « urgence » était dénué de toute signification.

Nous promettons aussi de faire davantage attention au moment de mettre telle ordure dans la poubelle, que ce soit celle à couvercle jaune plutôt qu’à couvercle noir, et de réduire notre temps passé sous la douche de 3 minutes à 2 minutes seulement.

Ces changements dans les petits gestes de la vie quotidienne partent d’un bon sentiment, mais sont à situer dans le cadre que révèle une enquête dans The Guardian, à savoir que l’extraction sur les champs pétrolifères et la production de différents types de carburant dans des raffineries sont responsables du tiers de la production de ces gaz à effet de serre responsables du réchauffement climatique qui menace notre existence même.

Comme l’enfant qui a dit: « L’empereur est tout nu! » dans le conte de Hans Christian Andersen, une enfant suédoise a dit: « Nous ne faisons rien! Comment osez-vous? Vous avez volé mes rêves et mon enfance! » Ce que le conte ne révèle pas, c’est combien de « braves gens » dans la foule ont dit alors: « Cette enfant ne comprend rien aux choses sérieuses. D’ailleurs elle est autiste: elle souffre du syndrome d’Asperger! Ses parents auraient dû la garder à la maison! ».

Il ne suffit pas que nous « déclarions l’état d’urgence » pour le genre humain, à grand renfort d’effets de manches, de roulements de tambour et de sonneries de trompettes, il faut aussi que nous émergions de notre torpeur, et prenions enfin conscience de l’ampleur de la menace planant sur nous.

L’Echo

La précarité tue, le capitalisme tue, le macronisme tue par Frédéric Lordon

D’un côté la surveillance des déficits et des dettes par le duo Commission européenne / marchés de capitaux, de l’autre la baisse forcenée des recettes fiscales pour faire ruisseler les riches (mais de plaisir seulement) : l’ajustement se fera nécessairement par la colonne « dépenses ». Ainsi l’on massacre les services publics au nom des Traités européens, des investisseurs non-résidents, et des fortunes résidentes. Quand, après tout de même 20 milliards de CICE et 3 milliards d’ISF, les cinglés de Bercy s’opposent à ce que Macron lâche le moindre fifrelin aux « gilets jaunes » en décembre 2018, c’est pour la ligne budgétaire (sous surveillance de la Commission et des marchés). Quand, ayant lâché malgré tout, Macron fait rattraper le supplément de dépense par un supplément d’économie… à charge de la Sécu !, c’est pour la ligne budgétaire (sous surveillance de la Commission et des marchés). Les médecins et les personnels soignants, et puis les enseignants, les facteurs, les forestiers de l’ONF, les pompiers, et jusqu’aux usagers, comprennent donc maintenant que toute protestation contre la paupérisation des services publics finira par un supplément de paupérisation des services publics.

Le Monde Diplomatique

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Images du monde d’avant

Photographies : Olivier Ruffinetto Delhaise, Série « La Meuse ».

Ceci n’est qu’un petit extrait du travail de documentation effectué par de ce photographe. Les façades des commerces, mais aussi les pavillons d’habitation et les friches industrielles de la province française font l’objet d’un recensement soigneux qui donne la mesure d’un monde en train de disparaitre très lentement. Il se trouve que nous l’avons connu étant enfant. On peut voir d’autresphotographies sur facebook et sur Instagram.

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Street art

Il y en a qui se réjouissent en constatant que les artistes subversifs finissent par se faire récupérer par le marché. Ils avaient enterré un peu trop vite Banksy. Le célèbre artiste peut encore intervenir de manière dérangeante dans l’espace public ; il l’a prouvé en dénonçant de manière efficace la cruauté infligée aux animaux conduits à l’abattoir. Dans le cadre d’une résidence d’un mois à New York, Banksy a promené dans différents quartiers de la ville une installation à la fois poétique et poignante. « The Siren of the Lambs » est une œuvre mobile qui utilise un camion dont débordent des jouets avec des sons amplifiés. L’objectif est d’attirer l’attention sur les conditions cruelles dont souffrent les vrais animaux lors du transport entre les fermes industrielles et les abattoirs. Faute de pouvoir convaincre les viandards, l’intention est peut-être de sensibiliser les enfants.

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Lecture

Il y a longtemps que j’avais envie de lire ce livre. Je crois que ça remonte à la lecture d’un article dans un vieux numéro d’Actuel, quand je dis « vieux » cela veut dire avant le virage des 80’s, lorsque Bizot est passé de l’underground au marketing, du joint à la cocaïne, des communauté de l’Ardèche aux BainsDouches. Au fait, c’est l’amnésie chez les suiveurs qui avaient foncé dans le trip costard et cheveux bien coiffés au tournant de cette décennie horribilus. Chez les sexagénaires, on a plutôt tendance à mettre en valeur les années punk ; plus personne ne se souvient avoir été un « jeune homme moderne » (ouarf). Bref, Le Bouddhisme zen d’Alan W. Watts (Payot) est un livre d’une grande clarté, une excellente introduction à ce courant de pensée dont on peut dire sans le disqualifier qu’il est totalement creux puisqu’il revendique la quête du Vide.

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Garnier par Garnier

Philippe Garnier, ce nom ne vous évoque peut-être rien mais pour ceux qui ont rêvé sur les articles du bonhomme dans Rock & Folk, cela veut dire beaucoup. Grace à sa prose au ton immédiatement identifiable, nous nous transportions à Los Angeles dans les décors décrits par Chandler. Garnier nous racontait les concerts qu’il avait vus, ses enquêtes sur les traces d’écrivains, de scénaristes ou de seconds rôles obscurs et on avait l’impression d’avoir roulé entre Santa Monica et West Hollywood en compagnie des Cramps. Dans cet entretien, après avoir évoqué sa (courte) carrière de disquaire, il parle de son épopée américaine, de la traduction de Bukowski et de Fante, de ses livres (dont le fameux Les Coins coupés). Une vie bien remplie en quelque sorte. Et il n’est toujours pas question de prendre sa retraite.

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