Rions encore un peu

Le JdJ a eu accès à la liste présidentielle.

Suggestions de lectures pour les enfants…

Notre ministre a fière allure sur le champ de bataille. Il faut vraiment avoir l’esprit de dénigrement chevillé au corps pour mettre en doute sa volonté farouche de transparence et de vérité.

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Rions un peu avec Clémentine Mélois

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Une cure d’images qui font peur

Les films et les romans qui font peur ont une fonction salutaire en période de crise, cette dimension cathartique de la fiction n’est certes pas une nouveauté. L’intérêt des illustrations produites au siècle dernier par les artistes mexicains pour les couvertures de livres et de bandes dessinées constituent un saisissant catalogue des frayeurs en vigueur dans les récits populaires. Nous ne pouvons garantir l’efficacité du remède mais cela ne peut pas affaiblir les défenses immunitaires.

Plein d’images ici.

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Revue de presse (spéciale bonnes nouvelles)

Coronavirus : au moins cinq plaintes déposées contre Édouard Philippe, Olivier Véran ou Agnès Buzyn

Cinq plaintes ont été déposées depuis lundi 23 mars, auprès de la Cour de justice de la République. Elles visent soit le Premier ministre Édouard Philippe et l’ancienne ministre de la Santé Agnès Buzyn, soit le Premier ministre et l’actuel ministre de la Santé Olivier Véran.

Les plaintes ont été déposées par deux associations et trois particuliers pour des faits de mise en danger de la vie d’autrui, ou de non-assistance à personne en danger, ou d’homicide involontaire, ou encore en vertu de l’article 223-7 du code pénal disant que « quiconque s’abstient volontairement de prendre ou de provoquer les mesures permettant, sans risque pour lui ou pour les tiers, de combattre un sinistre de nature à créer un danger pour la sécurité des personnes est puni de deux ans d’emprisonnement et de 30 000 euros d’amende ».

Par ailleurs, une sixième plainte pour « entrave aux mesures d’assistance » visant Agnès Buzyn et Edouard Philippe est en route vers la Cour de justice de la République.

Neil Young met à disposition l’ensemble de ses archives en ligne, du jamais vu !

C’est le moment d’écouter Neil Young : tout son travail, la moindre des chansons enregistrées par le rocker canadien durant son demi-siècle de carrière, est désormais accessible en ligne et gracieusement. Un trésor proposé bien entendu en qualité haute résolution, conformément au cheval de bataille bien connu du musicien sur la qualité du son.

Neil Young à Toronto en 2014.

Les chansons, que l’on peut écouter en streaming, sont classées de façon chronologique. On y retrouve tous ses titres en solo mais aussi ses disques réalisées avec Crosby, Stills Nash and Young, avec Buffalo Springfield et avec le Crazy Horse. Elles sont accompagnées de paroles, de photos, de vidéos, d’informations sur ses enregistrements et ses tournées ainsi que de références bibliographiques.


Dans cette caverne d’Ali Baba, on trouve aussi dix albums inédits et quelques films jamais sortis. « Ce sont des projets que je n’ai pas publiés à l’époque, pour une raison ou une autre, et la plupart de ces chansons sont apparues sur d’autres albums au fil du temps », précise Neil Young.

L’accès au site sera libre jusqu’au 30 juin.

https://neilyoungarchives.com/

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Promenade du chien en période de confinement

La journée avait pas trop mal commencé. Certes, les ricanements de Demorand qui squatte la fréquence de France Culture avaient un peu gâché mon petit déjeuner à base de biscottes (plus de pain). Retour à mon coin bureau où j’ai passé en revue les dernières nouvelles sans trouver de motif de réjouissance. A un moment, l’ordinateur a passé en lecture aléatoire une chanson qui m’a fait lever la tête. C’était Hank Williams qui chantait The Angel of Death.

Dehors, il faisait un temps splendide, printanier jusqu’à l’indécence. J’ai pensé qu’utiliser mon kilomètre autorisé pour la promenade du chien ne pouvait pas nous faire de mal à tous les deux.

Départ du basement sous un magnifique ciel bleu. En descendant vers le port, j’ai vu une seule personne, un type sur la jetée qui prenait des photos de la plage déserte. Il était habillé comme pour un mariage, gilet noir, chemise blanche et pantalon de costard. Nous nous sommes salués comme on le fait lorsqu’il n’y a aucun autre être humain dans tout le secteur. Il a dit quelques banalités genre « c’est dommage de voir des plages comme ça » « c’est triste » et puis « ça va laisser des traces ». « C’est sûr », ai-je opiné en maintenant mes distances. Et là, soudain, j’ai compris pourquoi il avait l’air chamboulé, à deux doigts de craquer. C’était pas à cause de la plage déserte. « Je travaille dans le funéraire à Angers », il a fait. J’ai réalisé que l’espèce de camping-car gris anthracite garé à côté de nous était son véhicule et c’était un corbillard. Il n’a pas voulu ou pu en dire d’avantage. Je n’ai pas vraiment cherché à le questionner sur son activité. Je lui ai juste souhaité bon courage, il m’a remercié et puis chacun a repris sa route. Le fait de me retrouver avec mon petit chien insouciant m’a fait du bien pendant le reste de la promenade. Un peu plus tard, de retour au basement, j’ai entendu les cloches de l’église qui sonnaient le glas au loin et j’ai pensé que le scénariste en faisait un peu trop.

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Rions un peu

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Une soirée avec Neil Young

Le confinement prête à tous les épanchements, parfois pénibles (je vous épargne les exemples). Dans ce flot de déballages complaisants et opportunistes, nous avons trouvé un document qui fait chaud au cœur. Neil nous accueille en toute simplicité dans son jardin et nous joue Sugar Mountain. Rien de nouveau sous le ciel nuageux et menaçant, certes, mais c’est toujours chaleureux et authentique. On passe ensuite à l’intérieur pour se mettre au chaud près de la cheminée. Chez moi, la vidéo a planté au milieu de Vampire Blues. Je réessaierai une autre fois. Je vous souhaite de pouvoir prolonger la soirée avec le vieux cowboy.

A voir ici.

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Vu

Short Cuts, Robert Altman (1993)

J’aimais déjà Altman pour Le Privé et Nashville. Je me demande si celui-ci n’est pas encore plus impressionnant. Tout est brillant, émouvant ; les acteur sont bien dirigés et filmés ; le montage est à lui seul une merveille justifiant de le revoir au moins une ou deux fois. Le film est captivant, tantôt dramatique, tantôt drôle, sans aucune baisse dans le tempo. On passe d’un couple à un autre en reprenant le fil de leurs vies sans jamais s’ennuyer. L’épaisseur humaine des personnages y est pour beaucoup. Elle vient peut-être des textes de Carver dont Altman s’est librement inspiré pour le scénario. Cela me fait penser à un slogan des années 80 qui disait « Quand on aime la vie on va au cinéma ». Bullshit de pubard. En revanche, ce qui est vrai, c’est que lorsqu’on aime les films d’Altman on peut parfois se mettre à voir la vie comme un film choral (c’est peut-être moins souvent le cas pendant les périodes de confinement).

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Sunday song

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Lu

Il s’agit de l’édition originale (1966). J’ai trouvé ce précieux exemplaire au fond d’une armoire dans une maison bretonne. Il reposait là depuis quelques décennies en compagnie d’autres volume de la collection mythique. Le propriétaire m’encourageait à me servir. « Ces livres policiers, disait-il, une fois lus, on s’en débarrasse, on les donne. » Fort bien. Puisque vous insistez, je vais prendre aussi le Chandler et quatre ou cinq autres. La première fois que j’ai essayé de lire 1275 âmes, j’ai bloqué sur la traduction de Duhamel que je trouvais datée. C’était idiot. Cette langue rythmée, argotique et cependant relativement tenue est un régal. J’apprécie également le ton de Thompson, ce mélange de noirceur et de cynisme cool, une lucidité indemne de toute aigreur mais qui ne fait de cadeau à personne. On serait tenté de parler d’un univers buzynien (au sens de glauque, totalement dénué de scrupule). En même temps, l’intrigue est très bien ficelée, avec du suspens et des coups de théâtre comme il se doit dans un volume de la Série noire.

Extrait : le narrateur est shérif d’une petite ville. Il a tué deux souteneurs qui l’énervaient. Il pensait avoir fait disparaitre leurs cadavres en les balançant dans la rivière. Mais il reçoit une visite…

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