Qui a tué Sam Cooke ?

Même en essayant de se forcer (pour éviter les théories du complot), il faut avouer que la thèse officielle est difficile à digérer. Le roi de la Soul élégante qui lève une pute dans un rade de troisième zone puis l’entraîne de force dans un motel minable pour essayer de la violer. Hum… La fille profite du passage de l’homme à la voix de velours dans la salle de bain  pour se sauver en embarquant ses fringues. Ah oui ? Ensuite vient le plus gros : l’assassinat proprement dit. Sam enfile un manteau (le seul vêtement qui reste) et descend agresser la tenancière du bastringue. Celle-ci se défend ; elle tire un coup de feu (elle a un gun sur elle, bien entendu) puis elle l’achève à coups de manche à balais. Quelle imagination !

Rappelons que nous sommes en 1964, une année agitée dans un pays où être noir signifie être en danger, surtout lorsqu’on a atteint une grande notoriété et qu’on a une classe folle (le genre de coolitude qui séduit les femmes mais que les rednecks détestent). Et la thèse alternative ? Je vous laisse la découvrir telle qu’elle est esquissée dans le documentaire « Vie et mort de Sam Cooke » à voir ici.

Le blog s’interrompt  jusqu’à l’été (le vrai).

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Sunday song

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Les 24 salopards

Parfois, les choses se passent ainsi. Vous êtes en voiture, la lassitude du soir s’est emparée de vous et, machinalement, vous avez allumé la radio pour vous maintenir en éveil le temps du trajet. La discussion entre les critiques littéraires est déjà commencée. Le sujet du livre dont il est question est le suivant : 24 industriels allemands sont invités par le nouveau chancelier. Celui-ci les fait attendre histoire de montrer qui est le boss. Puis il leur demande de signer des chèques pour financer ses réformes. Ces patrons, qui signent en cœur, vont voir leurs affaires prospérer sous le régime nazi – grâce notamment à la main d’œuvre fournie par les camps de concentration. Viendra ensuite le temps des proclamations d’innocence, les « on ne savait pas ». Les vieux barons du capitalisme ont disparu ; les entreprises sont toujours là et se portent très bien. J’ai soigneusement noté le livre dans ma liste. Eric Vuillard, L’ordre du jour (Actes Sud)

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By night

1 2 3Photographies : Ruggero Maramotti (source)

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Un peu de poésie

« Let Him Roll »

He’s a wino, tried and true.
Done about everything there is to do.
He worked on freighters, he worked in bars.
He worked on farms, ‘n he worked on cars.

It was white port, that put that look in his eye
That grown men get when they need to cry
And he sat down on the curb to rest
And his head just fell down on his chest

He said « Every single day it gets
A little bit harder to handle and yet… »
And he lost the thread and his mind got cluttered
And the words just rolled off down in the gutter

Well he was elevator man in a cheap hotel
In exchange for the rent on a one room cell
He’s old in years beyond his time
Thanks to the world, and the white Port wine

So he says « Son, » he always called me son
He said, « Life for you has just begun »
And he told me a story that I heard before
How he fell in love with a Dallas whore

Well he could cut through the years to the very night
When it ended, in a whore house fight
And she turned his last proposal down
In favor of being a girl about town

Now it’s been seventeen years right in line
And he ain’t been straight none of the time
Too many days of fightin’ the weather
And too many nights of not being together

So he died…

Well when they went through his personal affects
In among the stubs from the welfare checks
Was a crumblin’ picture of a girl in a door
An address in Dallas, and nothin’ more

The welfare people provided the priest
A couple from the mission down the street
Sang Amazing Grace, and no one cried
‘Cept some woman in black, way off to the side

We all left and she was standing there
Black veil covering her silver hair
And ‘ol One-Eyed John said her name was Alice
And she used to be a whore in Dallas

Let him roar, Lord let him roll
Bet he’s gone to Dallas Rest his soul
Lord, let him roll, Lord let him roar
He always said that heaven
Was just a Dallas whore.

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La vie mystérieuse des images

Un mot sur l’image d’en-tête. La photographie est de Paul Slade (1924-1979), qui fut correspondant U.S. pour Paris-Match pendant plus de 25 ans. Il a beaucoup shooté Jackie et l’incontournable Marilyn (au passage, question glamour, c’était quand même autre chose que ce qu’on nous sert actuellement).

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Anita

« Belle, sulfureuse, terriblement sexy, droguée radieuse, responsable du look « bohémien rock » de Keith,  Anita Pallenberg était la girlfriend idéale qui alimentait la machine à fantasmes de l’adolescence. » Bill Térébenthine.

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Prière du lundi

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Sunday song

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Hommage à Raoul Giordan

1 2 3Toutes les couvertures fascinantes réalisées pour Météor sont ici.

Une présentation du dessinateur décédé récemment à lire ici.

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