Dans la galerie virtuelle du GFIV

Paul Cézanne, Portrait de Joachim, 1896
Gustav Klimt, The Girlfriends, 1916-1917
Lee Miller, Max Ernst and Dorothea Tanning

A propos de Lee Miller, nous conseillons fortement le documentaire où l’on apprend beaucoup de choses sur une personnalité hors du commun (et le mot est faible). A voir ici.

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3 commentaires pour Dans la galerie virtuelle du GFIV

  1. Robert Spire dit :

    « Dorothea Tanning, la puissance créatrice, domine complètement dans ses tableaux comme dans ses sculptures, la mythologie surréaliste qui a été d’abord la sienne, au moment de sa rencontre avec Max Ernst aux Etats-Unis, en 1943. Ouvrant la poésie comme une porte donnant sur d’autres portes, elle a effectué une véritable traversée du miroir, ou plutôt une traversée de la peinture comme miroir, et c’est de l’autre côté de la toile qu’elle semble ordonner, avec une violence raffinée, un formidable orage de fantasmes. On y reconnaît les marques d’un grand peintre, que j’oserai dire romantique plutôt que surréaliste, bien que ce mot soit lesté d’un poids considérable de malentendus. Mais c’est au Sardanapale de Delacroix que l’on songe très souvent en contemplant ces apparitions convulsives dans la lumière des incendies, des émeutes. Et si l’on mesure la violence de Dorothea Tanning selon le mètre du XIXe siècle, on ne s’étonnera pas de l’excès remarquable qui est le sien. « Ouvre-toi » à l’impossible, « ouvre-toi » à tout ce qui peut te soulever hors de la banalité et de la vulgarité, telle semble en tout sa devise permanente, qui la fait continuellement excéder les limites du possible pictural. C’est précisément le sens général de toutes les œuvres accomplies par les femmes qui ont participé à l’histoire du mouvement surréaliste, celles que Jacques Hérold a proposé d’appeler les sirènes pour le Jeu de Marseille: une sorte de pari sur l’inconnu, qui leur permet de se renouveler et d’oser avec une liberté souvent plus grande que les hommes et de ne respecter aucun de leurs tabous formels, puisqu’elles se soumettent mal à l’ordre établi des valeurs, à commencer par celles qu’ils créent eux-mêmes. Déréglant le jeu, troublant les données de la sensibilité d’une époque, elles ont accompli un immense travail, dont il reste à mesurer la portée, et qui n’est séparable, en aucun cas, de l’aventure collective du plus grand mouvement intellectuel de libération du XX siècle: la révolution est femme. » (Alain Jouffroy – 1974)

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  2. journaldejane dit :

    « Le Covid-19 a principalement eu des conséquences graves sur les populations âgées. Mais cette population se considérait comme discriminée lorsque la politique sanitaire la ciblait. On a donc préféré enfermer les étudiants chez eux, fermer toutes les universités pendant un an et demi, stigmatiser les enfants – soi-disant moteur de l’épidémie – au lieu d’admettre, simplement, que l’âge est un facteur de vulnérabilité. Il faut apprendre à conscientiser la vulnérabilité et accepter les stratégies ciblées afin d’épargner le plus possible la population non-vulnérable qui doit bâtir son avenir. » https://www.lefigaro.fr/vox/societe/martin-blachier-la-crise-sanitaire-a-revele-le-corporatisme-de-notre-systeme-de-sante-20220318

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