Lecture

La littérature russe n’y est pour rien ; le cinéma, la musique et les autres arts non plus. J’avais commencé la lecture de L’Idiot avant le début de la guerre et je la poursuis avec ce principe élémentaire bien présent à l’esprit. Ceci d’autant plus que je passe de très agréables moments en compagnie du prince Muichkine (merci encore à ceux qui m’ont conseillé cette lecture). La construction du roman, digne d’une série pleine de surprises et de coups de théâtre, rend sa lecture captivante. C’est d’ailleurs au théâtre et à sa mise en scène que font penser les entrées et les sorties des personnages qui rythment les chapitres. Les personnages s’animent comme s’ils étaient joués par des acteurs et des actrices n’ayant pas peur d’en faire trop. L’agitation qui règne autour de lui fait ressortir le calme étrange du personnage principal dont on nous dit pourtant qu’il a été soigné pour ses crises d’épilepsie.

Les descriptions sont rares (adieu Balzac) mais lorsque Dostoïevski vous plante un décor en quelques phrases, il le fait de manière assez efficace. Extrait :

« Ils se retrouvèrent finalement sur la Liteïnaïa. Le dégel continuait toujours ; un vent triste, tiède et pourri, sifflait à travers les rues , les voitures clapotaient dans la boue, les chevaux de luxe et le haridelles des fiacres faisaient sonner leurs sabots ferrés sur la chaussée. Les piétons erraient en foule trempée et morose le long des trottoirs. On rencontrait des gens ivres. »

Cet article, publié dans citations, livres, est tagué , . Ajoutez ce permalien à vos favoris.

Votre commentaire

Entrez vos coordonnées ci-dessous ou cliquez sur une icône pour vous connecter:

Logo WordPress.com

Vous commentez à l’aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion /  Changer )

Image Twitter

Vous commentez à l’aide de votre compte Twitter. Déconnexion /  Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l’aide de votre compte Facebook. Déconnexion /  Changer )

Connexion à %s