Vu

Le Chaud Lapin, Pascal Thomas (1974)

Je l’avais vu à sa sortie parce qu’il était recommandé par Charlie Hebdo et je n’avais pas aimé. Revu maintenant, c’est une expérience étrange. Le film est une longue immersion dans une famille de la classe moyenne en vacances. Les dialogues sont crédibles. On se croirait dans une enquête sociologique à la Bourdieu. L’ambiance est un peu beaufisante mais sans le côté aigri et hargneux que cela a pris de nos jours. C’est ce côté sympathique qui surprend le plus (même la beaufitude, c’était mieux avant). Ceccaldi incarne à merveille le personnage de bon vivant franchouillard pour qui parler consiste à formuler des platitudes. On est dans la France du début des années 70, mais surtout dans l’univers de Pascal Thomas. Les femmes sont jolies et les maris un peu lourds. Il y a des enfants qui courent, la campagne verdoyante en été et des repas en plein air ; le côté Renoir qu’on apprécie chez le cinéaste. Ceci dit, le film est quand même long pour une suite de sketchs plus ou moins improvisés. On tient surtout grâce à Bernard Ménez, parfait en dragueur « libéré » (comme on disait à l’époque).

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