Vu

eXistenZ, David Cronenberg (1999)

A part A History of Violence, je n’ai pas le souvenir d’avoir vraiment aimé un des films de Cronenber. Celui-ci n’y changera rien. Pourtant le sujet, à savoir la question de la frontière plus ou moins poreuse entre univers virtuel et réalité, pouvait sembler prometteur. Il faut attendre trois quarts d’heure pendant lesquelles rien de significatif ne se produit avant que celui-ci soit vraiment abordé. Cela se passe lors d’une pause dans le jeu, le héros observe le décor de la chambre où il se trouve et il se demande s’il est toujours dans un jeu vidéo. Le film est légèrement poussif et les scènes d’action se trainent (un comble !). Quant à la fascination de Cronenberg pour la bidoche répugnante qui se répand au fil des plans – et qui a suscité une impressionnante quantité de glose – je la trouve juste ridicule et puérile. Soyons honnêtes. Si on tient compte de la date de réalisation, c’était quand même assez prémonitoire pour l’époque. Les tueries de masse qui se déroulent de manière régulière sont venues depuis confirmer que chez certains individus « fragiles », la différence entre les personnages pixelisés d’un écran et les simples passants de la vie quotidienne n’était pas toujours évidente, surtout avec un fusil semi-automatique à la main.

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