Guy Peellaert

Au début des années 80, je regardais toujours avec autant de fascination les images de Rock Dreams, livre d’images de plus en plus chargées de nostalgie. A sa sortie en 1973, une grande partie de ces enluminures soigneusement composées évoquaient déjà un monde disparu tout en idéalisant pour l’éternité les youngs dudes qui venaient de rejoindre l’olympe. Dans les golden eighties commençantes, il était de bon ton de tourner la page de l’histoire récente et de revendiquer une contemporanéité branchée sous le sigle publicitaire « moderne ». On pouvait déceler chez les membres de cette tribu éclairée une conception évolutionniste de l’histoire, une foi aveugle dans la notion de « progrès » et aussi une curieuse satisfaction à brûler ce qu’on avait aimé durant la décennie précédente dans un rituel reniement indispensable à toute intégration sociale réussie. J’ai repensé au livre de Peellaert parce qu’on voit Lou Reed le montrer à Andy Warhol dans une scène du superbe documentaire de Todd Haynes dont nous parlerons prochainement.

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