Vu

Conte d’automne, Eric Rohmer (1998)

Cette intrigue autour d’une femme à caser n’aurait aucun intérêt dans la vie réelle ; elle n’en a pas beaucoup plus à l’écran, même habilement scénarisée par Rohmer. Oui, mais sa façon de faire du cinéma produit des effets étranges sur le spectateur. On est touché à un moment par la beauté d’une portion d’espace prélevée dans le réel, d’une lumière baignant la nature et les personnages. Lorsqu’on y repense, on constate que le film a laissé des traces qui ressemblent aux souvenirs vécus « en vrai ». Il s’agit d’un tour de magie discret, sans effets spéciaux ni mouvements de caméra impressionnants. Plus que le rôle du hasard, les pièges de l’illusion sont peut-être le sujet de cette série des saisons (toujours disponible sur le site d’Arte). A vérifier avec le Conte d’hiver.

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