Sur le sens des œuvres d’art

Julien Gracq, dans un texte consacré au roman Sur les falaises de marbre (dans Préférences), tente un moment de nommer le « sens » du livre, ce à quoi pourrait renvoyer les éléments qui sont dévoilés dans le roman, notamment cette sorte de confrérie secrète appelée « Ordre des Maurétaniens ». Gracq renonce rapidement à décrypter les symboles, constatant l’impossibilité d’effectuer une telle élucidation avec la poésie (« et ce livre est un poème », précise-t-il). Puis, il étend le constat de la limite interprétative à l’ensemble des œuvres d’art. Bien que baigné d’analogies, l’art est ce qui résiste à l’interprétation. Il faut, dit-il, lever toute confusion : « le monde de l’art n’est pas notre monde ». C’est pourquoi le roman de Jünger ne veut rien nous dire. Éventuellement, ce serait plutôt au réel de s’informer des œuvres.

Cet article, publié dans livres, est tagué , . Ajoutez ce permalien à vos favoris.

Répondre

Entrez vos coordonnées ci-dessous ou cliquez sur une icône pour vous connecter:

Logo WordPress.com

Vous commentez à l'aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion /  Changer )

Photo Google

Vous commentez à l'aide de votre compte Google. Déconnexion /  Changer )

Image Twitter

Vous commentez à l'aide de votre compte Twitter. Déconnexion /  Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l'aide de votre compte Facebook. Déconnexion /  Changer )

Connexion à %s