Vu

Modesty Blaise, Joseph Losey (1966)

Losey s’amuse, le spectateur s’ennuie mais se laisse prendre par la beauté des images pendant que des personnages s’agitent mollement en dehors de tout enjeu scénaristique. Le destruction du film d’espionnage à la James Bond est ici poussée à un tel degré que cela aurait presque pu déboucher sur une œuvre vraiment déjantée en plus d’être plastiquement séduisante. Hélas, la sauce ne prend pas et le gâteau raté retombe lamentablement. C’est bien dommage. Les paysage sont beaux et les décorations intérieures dans le style op art flashantes à souhait. Monica Vitti en espionne tantôt brune, tantôt blonde, est superbe. Losey prend manifestement un grand plaisir à la mettre en valeur mais il en oublie de lui faire vraiment jouer un rôle. Du côté des rôles masculin, Terence Stamp se contente d’être là et Dirk Bogarde campe avec un certain brio un bandit queer emperruqué.

Cet article, publié dans cinéma, est tagué . Ajoutez ce permalien à vos favoris.

Votre commentaire

Entrez vos coordonnées ci-dessous ou cliquez sur une icône pour vous connecter:

Logo WordPress.com

Vous commentez à l’aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion /  Changer )

Image Twitter

Vous commentez à l’aide de votre compte Twitter. Déconnexion /  Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l’aide de votre compte Facebook. Déconnexion /  Changer )

Connexion à %s