Vu

Solaris, Steven Soderbergh (2002)

Lorsque l’actualité vous donne souvent le sentiment d’avoir basculé dans un (mauvais) film de science fiction, c’est le bon moment pour découvrir ce film où les distinctions habituelles (entre le passé et le présent, les vivants et les morts, la réalité et les images) sont brouillées au point de devenir indiscernables. Il parait que le film a été mal reçu à sa sortie. Trop déstabilisant. Trop esthétique. Trop cérébral. Trop lent. Ce sont à mes yeux autant de qualités, d’autant plus précieuses qu’elles n’ont pas de valeur aux yeux des producteurs hollywoodiens. Un film où l’image est parfaitement maîtrisée et la musique envoutante, c’est un peu trop pour le public moyen ? On découvre au passage que Clooney n’est pas seulement un bon marchand de café, il joue plutôt bien ce con. Quant à Natascha McElhone, le réalisateur en était tombé amoureux, cela saute aux yeux. La prétendue « froideur » n’est qu’une illusion : Solaris est un film romantique sur l’amour au-delà de la mort.

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5 commentaires pour Vu

  1. Jacques d. dit :

    Soderbergh fait partie de ces cinéastes méprisés par la critique dopée à la « politique des hauteurs » tant vantée par les inénarrables Cahiers du Cinéma. Au mieux il y est considéré comme un réalisateur (à ne pas confondre donc avec « auteur ») au pire comme un (bon ?) faiseur. Faire des films produits avec des moyens et ayant un certain succès commercial, hou là là, ça ne peut être forcément qu’au prix de compromissions sans nom.
    J’aime bien Soderbergh (ce qui ne l’empêche pas de rater ses coups parfois… alors que la moindre daube d’auteur sera obligatoirement vue et entendue comme la 8° merveille du petit monde du 7ième art… « le film France Culture » par excellence !!!).
    J’avais bien aimé ce Solaris là à sa sortie, celui de Tarkovski était très très bien aussi.

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  2. Jacques d. dit :

    « L’Anglais » de 1993 avec Terence Stamp, « the Good German » de 2006 avec Clooney et Cate Blanchett ; dans le genre avec un soupçon de testostérone « Traffic » de 2000 avec Michael Douglas, Benicio del Toro, Dennis Quaid, Catherine Zeta-Jones ou bien « Logan Lucky » de 2017 – totale testostérone, 1000% haï par la critique -. avec Adam Driver, Daniel Craig, Channing Tatum Et, pour finir, une sorte de comédie dramatique qui ne tient que par la performance du duo d’acteurs (mais le cinéma c’est aussi ça, voire simplement que ça, comme ici) « Ma Vie avec Liberace » de 2013 avec Michael Douglas et Matt Damon.
    Un échantillon de ce que le bon (ça n’engage que moi) cinéma de genre peut offrir.
    Bonnes visions.

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