Vu

Annette, Leos Carax (2021)

J’ai pensé à Ken Russell et à son adaptation cinématographique de l’opéra rock signé Pete Townshend (pas revu depuis sa sortie). La collaboration avec les Sparks, groupe élégamment original, a tiré Carax vers le haut. Cette fois-ci, pas de fascination trouble pour les égouts et les clochards, place au Cinéma, c’est-à-dire de l’amour, de la haine, de l’action, de la violence et de la mort (comme disait Fuller chez Godard). L’émotion ? Elle est quelque peu mise à distance pendant la première partie du film, effet inévitable du genre musical où les tirades sont chantées et les gestes théâtralisés. Il faut au spectateur un certain temps pour s’adapter et suivre cet opéra filmé dont l’intrigue progresse à coups de refrains. Mais l’histoire d’Annette, enfant sacrifié victime des passions des adultes (comme Tommy) est assez puissante pour nous emporter et même nous secouer durablement dans la dernière ligne droite du film, lorsque le personnage principal sombre dans l’abîme. S’il existe dans un coin du cerveau une mémoire cinématographique où certaines scènes restent gravées, la fin d’Annette y figurera très probablement.

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