Lecture

J’ai eu envie de lire ce livre autant pour l’auteur que pour son traducteur. Finalement, Baudelaire s’est mis au service de cet écrivain qu’il admirait et, en bon traducteur, il s’est effacé en tant qu’auteur et comme poète. Pour tout dire, j’avais complètement oublié que la version que je lisais était celle de l’auteur des Fleurs du mal quand soudain, j’ai eu l’impression de le voir surgir au détour de cette description d’une île tropicale où l’auteur des poèmes en prose semble s’être laissé aller aux images de ses rêveries exotiques.

Edgar Allan Poe, Le Scarabée d’or

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3 commentaires pour Lecture

  1. joseph l. dit :

    Baudelaire avait Poe dans la peau.

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  2. joseph l. dit :

    Et Poe lui allait comme une seconde peau. A tel point que lorsque je lis Poe en français et traduit pas notre poète, j’entends plus Beaudelaire que Poe lui-même. Michel Brix, écrit ceci dans Beaudelaire , disciple d’Edgar Poe ». Le fusion parfaite entre auteur et traducteur ?

    On voit bien, donc, de quoi Poe est redevable au poète français. Mais la question à
    laquelle il importe ici de répondre est la question inverse: quelle est la dette de
    Baudelaire vis-à-vis de Poe? Peut-on faire du premier le maître, et du second le disciple?
    Faut-il prendre au pied de la lettre la fameuse déclaration à Armand Fraisse, le 18
    février I8608? Des critiques ont voulu expliquer Baudelaire par Poe et ont affirmé que
    l’art et la pensée de l’écrivain français devaient tout à l’auteur américain. Georges
    Walter va jusqu’à évoquer la «fusion alchimique et passionnelle [des] deux artistes,
    qui unit Baudelaire et Poe comme un pacte de sang9.» On a également suggéré que
    Baudelaire avait voulu être l’Edgar Poe français ou — ce qui revenait plus ou moins au
    même – qu’il avait reconnu en l’auteur du «Scarabée d’or» une sorte de double qui
    autorisait, de ce côté-ci de l’Atlantique, sa propre révolte 10. Baudelaire aurait fait de
    Poe son «alibi», en se servant de l’écrivain américain pour se peindre et légitimer –
    voire sublimer – ses travers.

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