Vu

The Velvet Underground, Todd Haynes (2021)

Il s’agit plutôt d’un documentaire pour fans, comme I’m not there était un film pour dylanophiles. On imagine que pour un spectateur ignorant tout du contexte culturel (Warhol, Factory, cinéma expérimental, parcours chaotique du groupe sur les quatre albums), le visionnage doit s’avérer déconcertant voire pénible. En revanche, pour ceux qui chérissent le groupe de longue date et qui se sont parfois laissés aller à une quête obsessionnelle de renseignements, d’images et de sons les concernant, l’expérience est extrêmement satisfaisante. Sur les relations entre le groupe et le cinéma, un souvenir m’est revenu à cette occasion. Cela se passait lorsque je suivais des cours de cinéma à la fac. Un étudiant avec qui j’avais sympathisé, et qui connaissait mon goût pour le Velvet (j’avais glissé I’m Sticking With You dans le générique du film que nous réalisions ensemble) m’avait invité à l’accompagner au Centre Pompidou où passait un film dans lequel on était censés voir le Velvet en concert dans le show d’Andy Warhol. Grosse déception : le film, quasiment abstrait, était tourné avec une caméra qui gigotait et les apparitions de Lou et du groupe étaient furtives et floues. Pour couronner le tout, je crois que le film était muet. C’est avec ce genre d’images que Todd Haynes a dû travailler et il s’en est bien tiré.

Le Monde
Cet article, publié dans art contemporain, cinéma, Rock & Roll, est tagué , . Ajoutez ce permalien à vos favoris.

23 commentaires pour Vu

  1. Anonyme dit :

    Les techniques de Todd Haynes semblent ici un peu trop traditionnelles pour capter les vibrations du V.U., ce rare gibier. Bof

    J'aime

    • Anonyme dit :

      Anecdotique ?
      « C’est ok… Bon, à l’époque nous n’avions pas Internet comme nous l’avons maintenant. Je n’ai pas « googlisé » le truc comme je l’aurais fait aujourd’hui. J’avais juste entendu dire, que le Velvet Underground avait jeté le nom The Warlocks. C’est là toute l’info que j’avais à l’époque. Je ne savais pas que The Grateful Dead s’étaient aussi appelés The Warlocks. En outre, après 3 années d’existence de notre groupe, quand j’ai réalisé la chose, j’ai pris beaucoup de temps, environ 3-4 ans, pour réfléchir à comment changer de nom. Finalement, ni le Velvet, ni The Grateful Dead n’avaient déposé le nom The Warlocks. Je me demande même s’ils n’ont pas eu le nom Warlocks en même temps. Quoiqu’il en soit, ils ne l’ont eu chacun pas plus de six mois. N’hésite pas à faire des recherches pour voir si ça correspond… (Après grosse recherche de votre serviteur, Jerry Garcia et Bob Weir avaient choisi le nom de The Warlocks dès fin 1964, alors que Lou Reed et John Cale avaient alors un groupe, The Primitives, avec lequel ils ont sorti un single, The Ostrich, en Décembre…Si Lou Reed et John Cale se sont appelés The Warlocks pendant 2/3 mois au 1er semestre 1965, le groupe de Jerry Garcia a gardé ce nom jusqu’en Novembre 1965!!) »
      Source : https://weirdsound.net/the-warlocks-rencontre-avec-le-groupe-californien-pour-ses-20-ans/

      J'aime

      • Anonyme dit :

        C’est une piste intéressante … Celle d’un jeu entre les deux formations

        …Lorsque l’on examine l’état des deux groupes au moment de leur création en 1965-1966, on constate que le Velvet Underground et le Grateful Dead ont commencé, d’une manière étrange, comme étant fondamentalement le même groupe. En fait, les deux groupes ont commencé avec le même nom en 1965 : les Warlocks. Et tous deux ont rapidement été repris par d’autres mouvements culturels et des artistes d’autres genres afin de constituer des « groupes maison » pour des projets collectifs.

        …Le fait le plus frappant est que, comme le Grateful Dead, le Velvet Underground a commencé comme une plate-forme pour des improvisations en direct extrêmement longues, errantes et répétitives, adaptées aux événements multimédias.

        …La conséquence logique est que le Velvet Underground n’était pas nécessairement anti-psychédélique en tant que tel (bien que ce soit ce qu’ils disaient), mais insistait plutôt sur un monde d’affects différent, moins ensoleillé que celui associé au psychédélisme de la côte ouest : « Nous pensions que la solution consistait à fournir des drogues dures à tout le monde », a déclaré Cale à Witts dans une interview à la BBC, mais « il y a déjà un élément psychédélique très fort dans un son soutenu, et c’est ce que nous avions… ». Nous avons donc pensé que mettre des [drones] d’alto derrière les guitares et l’écho était une façon de créer cet énorme espace… qui était lui-même une expérience psychédélique ».

        Tel serait le sens de l’étrange simultanéité d’approche entre les Velvets et les Dead à leurs débuts : 1966 est un moment de l’histoire de la musique populaire où la phénoménologie de la chanson populaire est en train de changer, en partie sous des influences « art-culturelles » extérieures (les Merry Pranksters, la Factory de Warhol), et en partie, on le suppose, à cause de l’augmentation de l’amplification, de l' »électrification » généralisée de la musique folklorique (Dylan, le héros de Reed, est passé à l’électrique en 1965), et de l’évidence, de Liverpool à Los Angeles, d’un désir d’enregistrer ou d’augmenter les effets des drogues vocalement et musicalement (les Beatles, les Byrds, Jefferson Airplane, les Doors, etc.)

        Source : https://www.michaeljkramer.net/opposites-attract/

        J'aime

      • Anonyme dit :

        Les deux faces d’une même pièce ou les deux font la paire, en somme

        J'aime

    • Anonyme dit :

      Une version pour Angus MacLise

      J'aime

      • journaldejane dit :

        Le grand oublié ?

        J'aime

      • Anonyme dit :

        Les Warlocks sont-ils évoqués dans le documentaire ?

        J'aime

      • Anonyme dit :

        Pour un Acid Test plutôt que pour un Screen Test, non ?

        J'aime

      • Anonyme dit :

        A propos des Warlocks de la côte ouest, des acid tests, de films expérimentaux …

        « Le 5 mai 1965, les Warlocks font leurs débuts en public au Magoo’s Pizza Parlor de Menlo Park, en Californie. Sept mois plus tard, le groupe changeait de nom pour devenir le Grateful Dead. En l’honneur de cet anniversaire, nous revenons sur cette conversation avec Ken Babbs à propos de certains des premiers concerts du groupe aux Acid Tests, une série d’événements multimédia gratuits organisés par Babbs, Ken Kesey et les Merry Pranksters.

        Pouvez-vous décrire votre première rencontre avec Jerry Garcia et la première fois que vous avez vu The Warlocks ?

        En 1961 ou 62, alors que j’étais dans le corps des Marines à piloter des hélicoptères au Vietnam, Kesey vivait à Menlo Park [Californie] sur Perry Lane dans un endroit qui ressemblait à un groupe de cottages. C’était un groupe artistique bohème, et au coin de la rue, il y avait une autre grande maison appelée The Chateau et un type nommé Alan Trist [qui allait plus tard diriger Ice Nine, la maison d’édition musicale du Grateful Dead] et certains des gars du Grateful Dead vivaient là aussi – Jerry et je ne sais plus qui d’autre. L’année suivante, Kesey est retourné dans l’Oregon, dans les bois, et a commencé à écrire Sometimes a Great Notion. Puis il a acheté une maison à La Honda, sur les collines, sur la crête entre Palo Alto et l’océan, dans les séquoias, et c’est là que tout a commencé. Je suis sorti des Marines en 64, et Kesey et moi parlions de retourner à New York pour aller à l’Exposition universelle, et c’était aussi la fête de la publication de son livre, Sometimes a Great Notion. À ce moment-là, nous étions un groupe de personnes à traîner ensemble, des gens qui étaient amis et tout ça, et qui avaient fait partie de ce que nous faisions, et ils voulaient tous y aller aussi. De toute évidence, ils ne pouvaient pas rentrer dans le break, c’est alors que Kesey a acheté le bus, et nous l’avons équipé de haut-parleurs en haut et en bas de l’habitacle, de microphones en haut et en bas, d’un magnétophone Sony qui fonctionnait avec un générateur à l’arrière et d’une grosse caméra professionnelle Air flex 16 millimètres avec un magasin de 400 pieds. Nous allions faire un film de tout le voyage et nous abandonnions l’écriture parce que c’était trop de problèmes avec toute cette dactylographie. [On a donc fait un aller-retour à New York et on a commencé à travailler sur le film et à le monter.

        Tous les Pranksters – les 14 d’entre nous – vivaient chez Kesey à La Honda. Le samedi soir, nous le projetions, mais il y avait trop de monde, c’était le bazar et c’était affreux, et nous devions nettoyer le lendemain. Alors on a commencé à louer ces salles et on a appelé ça « The Acid Test » : Can You Pass The Acid Test ? »

        Les Warlocks étaient aux premières. Ce n’était pas encore le premier Acid Test officiel, mais c’était une fête d’Halloween chez moi à Soquel, juste à côté de Santa Cruz en 1965. Nous étions tous à l’extérieur, tous les Pranksters et moi-même dans un cercle, s’élevant à environ 6-10 pieds du sol, surveillant l’attitude et l’altitude. Puis nous avons entendu de la musique venant de l’intérieur de la maison. À cette époque, les Pranksters étaient un vrai groupe qui jouait des instruments – nous étions alors devenus électriques avec Kesey à la guitare électrique. Je jouais de la basse électrique, Paula Sundsten (« Gretchen Fetchin ») était au piano électrique et au clavier et George Walker était à la batterie. Mike Hagen était également à la guitare électrique de secours. On est donc entrés, et ils étaient tous là : Tous les gars des Warlocks jouaient de nos instruments, utilisaient notre système de son et notre sonorisation ! Nous avons donc creusé ça pendant un moment, puis ils l’ont joué et nous avons pris le relais et avons passé toute la nuit à faire ça. C’est un peu plus tard que nous avons commencé à gérer les salles, et ils sont venus avec nous pour faire partie de la scène et jouer avec nous. Nous nous sommes installés dans un endroit qui était vide – ils s’installaient d’un côté et nous de l’autre.

        Nous projetions les films sur le mur. Roy Sebern a probablement été l’un des premiers à faire un spectacle de lumière, qu’il a développé. Parfois ils jouaient, parfois nous jouions et parfois nous jouions en même temps. Nous avions des films en cours en même temps. Puis il y avait deux poubelles en plastique au milieu du plancher avec du Kool Aid, et une poubelle disait, « Pour les enfants : OK » et l’autre disait : « Adultes seulement : Pas d’enfants. » On n’a jamais su ou on s’est jamais soucié de qui l’avait fait, mais quelqu’un remplissait la poubelle des adultes avec du LSD.

        Un mythe amusant qui s’est développé est que nous étions des pourvoyeurs de LSD, et que le voyage en bus consistait à traverser le pays et à distribuer du LSD à tout le monde, mais nous ne l’avons jamais fait. Nous l’avons seulement utilisé nous-mêmes. Nous n’avons jamais prêté attention à sa provenance ou à qui le faisait. Nous avions une règle concernant le test de l’acide – nous disions que tout le monde devait rester jusqu’à l’aube parce que nous ne voulions pas que quelqu’un se promène dans les rues, agisse comme un fou et attire l’attention.
        C’est à partir de là que tout s’est développé, puis, à un moment donné [en novembre 1965], Jerry Garcia a ouvert une page [d’un dictionnaire Funk & Wagnalls], a tendu son doigt et à partir de là, ils sont devenus les Grateful Dead. (…)

        La suite ici : https://relix.com/articles/detail/55-years-ago-today-the-grateful-dead-debuted-how-the-warlocks-passed-the-acid-tests/

        J'aime

      • Anonyme dit :

        The Grateful Dead Debuted on this Date in 1965: How The Warlocks Passed the Acid Tests

        J'aime

    • Jacques d. dit :

      Le côté « Voici », « Gala » du petit monde du rock, souvent insupportable et très con… Ici, vaguement sauvé du désastre par le montage-images… parce qu’au fond qu’en a-t-on à foutre que le Jones se soit embourbé la Blonde ? Qu’est-ce que ça peut être couillon le cirque rock parfois.

      J'aime

    • Jacques d. dit :

      « Café Clatch », dit-on par ici, dans l’extrême est du Grand Est, ça vient de l’allemand Kaffeeklatsch (« café-cancan ») ou Café Klatsch.
      Proférer, en groupe, des « conneries », soit le passe-temps favori des fans et de la presse rock, non ?

      J'aime

      • Anonyme dit :

        Vous tenez un truc, là. Et des conneries répétées à l’envie font elles autre chose qu’une série de clichés ? Vu l’article du journal Le Monde cité, on peut penser que non.

        J'aime

  2. Jacques d. dit :

    Une bonne nouvelle tout de même, les urologues ont désormais leur groupe, à leur nom, il était temps !

    J'aime

  3. Anonyme dit :

    à l’envi (sûr de l’avoir tapé correctement)

    J'aime

  4. Anonyme dit :

    Cérémonie de remise des diplômes – Halloween 66

    J'aime

Votre commentaire

Entrez vos coordonnées ci-dessous ou cliquez sur une icône pour vous connecter:

Logo WordPress.com

Vous commentez à l’aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion /  Changer )

Photo Google

Vous commentez à l’aide de votre compte Google. Déconnexion /  Changer )

Image Twitter

Vous commentez à l’aide de votre compte Twitter. Déconnexion /  Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l’aide de votre compte Facebook. Déconnexion /  Changer )

Connexion à %s