Lu

On a l’impression de connaitre l’histoire avant d’avoir commencé les premières pages. Et pour cause. C’est celle d’un certain nombre de grands-mères, d’une partie de leurs filles et peut-être de certaines de leurs petites-filles. C’est toujours la même histoire, qui passe par les mêmes étapes : les rêves romantiques de la jeunesse, la dure réalité de l’age adulte, les déceptions sentimentales, les espoirs trahis. Contrairement à l’héroïne de son maître Flaubert, celle de Maupassant ne dévore pas des romans à l’eau de rose mais cela ne l’empêche pas de parcourir la campagne en proie à des rêveries qui la plongent dans d’intenses extases. Très vite, un prétendant se présente et c’est le mariage. Après la courte parenthèse d’un voyage de noce pendant lequel elle connaitra quelques élans de passion et de plaisir, la suite est une succession de malheurs pour la naïve et pure épouse. Trahisons et déceptions s’abattent sur elle à jet continu. On peut se demander l’intérêt d’un récit dont on sait dès le début qu’il finira mal. La réponse est simple : c’est très bien raconté. Le roman a d’abord été publié en feuilleton dans la presse et il s’agissait de donner envie de lire la suite. On pourrait d’ailleurs imaginer une série à partir d’une adaptation. Il faudrait alors la confier à un réalisateur capable de filmer la nature au fil des saisons en laissant percevoir, comme le fait l’écrivain, les correspondances avec les états d’âme de l’héroïne.

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