Revu

Le Casse, Henri Verneuil (1971)

J’ai résisté à l’idée assez prévisible de revoir Pierrot le fou. Je me suis dit qu’en dépit du fait que sa filmographie contenait deux grands films de Godard, Belmondo c’était quand même (et peut-être surtout) Verneuil pour la réalisation à succès et les années Pompidou pour la période historique. Il se trouve que j’ai vu Le casse en salle à sa sortie et cela m’avait paru impressionnant. Il faut dire que j’étais facilement impressionnable. En le revoyant maintenant, ce qui me frappe, c’est l’extrême lenteur de l’action. Toute la séquence du braquage se traine avec des gadgets électroniques ridicules. La manipulation du moindre bouton est filmée en temps réel et en gros plan. J’ai failli décrocher mais en insistant un peu, on finit par se laisser bercer. Car après le braquage interminable viennent les fameuses scènes d’acrobatie et quelques numéros d’acteur aux dialogues assez pauvre, certes, mais où l’on peut apprécier à loisir la french coolitude de Belmondo à un moment où il n’avait pas encore complètement sombré dans l’auto-caricature. Stop ! On ne discute ni le talent d’acteur de Belmondo ni les chiffres (selon un spot gouvernemental hilarant). D’ailleurs, je ne me force pas ; j’y ai même pris goût. Le cycle va se poursuivre avec un autre souvenir d’enfance : L’homme de Rio.

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