Lu

Ces nouvelles sont des petits concentrés de cruauté ordinaire. Thomas Hardy s’attache à fouiller la personnalité de ses personnages féminins victimes d’un ordre social oppressant. Le fait que l’action se passe dans l’Angleterre victorienne, période « brassant des classes que tout oppose » (comme dit si bien Wiki), n’apporte pas vraiment de dépaysement social. A quelques détails vestimentaires près, nous retrouvons les éternels rapports emprunts de rivalité mimétique, de rêves et de désirs inassouvis. Dans Une femme imaginative, une vacancière mariée à un homme d’affaire un peu lourdaud se persuade qu’un poète maudit ayant occupé sa chambre d’hôtel est devenu l’amour de sa vie. Dans une autre nouvelle, une femme devient littéralement folle de jalousie en voyant sa sœur vivre dans le luxe en compagnie d’un ancien prétendant qu’elle avait autrefois éconduit ; elle sacrifie son époux et son fils pour tenter de faire fortune.

Thomas Hardy, Les petites ironies de la vie (Gallimard)

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