C’est tout ce que j’ai à déclarer

Dans la voiture en ce moment :

Dylan, Blood On The Tracks. Il était déjà là quand j’ai vu le Blow Up consacré à Dylan qui se termine par un générique de fin où on voit Bill Murray écouter Shelter From The Storm. Toujours par rapport à la gêne qu’il peut y avoir à toujours écouter les mêmes disques, on va dire que Murray m’a aidé à mettre Dylan à fond et à chanter dans ma bagnole de manière « décomplexée », comme disaient les macroniens avant que tout parte en vrille. Tim Hardin en concert, je le connais par cœur aussi mais comme il est écrit dans les notes de pochette, on ne s’ennuie jamais avec Tim Hardin. Townes Van Zandt est légèrement monotone mais parfait pour poireauter sur un parking avec ou sans pluie sur le pare-brise. Un pirate avec les sessions Dylan/Harrison de 70. J’ai vu que c’était sorti de manière officielle. J’aime bien cette période un peu tâtonnante où il laisse transparaitre une certaine fragilité. Enfin, une compilation home made de musique country concoctée par Bill Térébenthine. Je la mets lorsque je roule à 120 sur la 4 voies à la tombée de la nuit. D’autre questions monsieur l’agent ?

Le livre de Brautigan dans la boîte à gants ? Ce sont des textes courts, pratique quand on n’a pas beaucoup de temps devant soi. Le dernier texte que j’ai lu parlait d’un coup de fil matinal qui lui avait promis un cadeau qu’il n’a jamais reçu. Brautigan constatait qu’il n’avait jamais gagné de cadeau à des concours. Moi j’ai gagné une fois en participant à un « concours Leonard Cohen » organisé sur France Inter par Lenoir. C’était la première fois que je le faisais. On était en 92. Il fallait envoyer la réponse sur une carte postale. J’avais complètement oublié quand j’ai ouvert la boîte aux lettres. J’avais reçu le CD de reprises I’m Your Fan et c’était très agréable. Les reprises étaient bonnes et le CD se terminait par la version d’Hallelujah de John Cale qui, depuis, est devenue célèbre à juste titre.

Non monsieur l’agent. Je n’ai pas de Pass sanitaire. Je ne prévois pas de me rendre dans des événements ou lieux impliquant des grands rassemblements à des fins de loisirs. Cela ne me manquera pas. Je n’ai jamais aimé la foule, monsieur l’agent.

Cet article, publié dans disques, Dylan, est tagué . Ajoutez ce permalien à vos favoris.

Un commentaire pour C’est tout ce que j’ai à déclarer

  1. Anonyme dit :

    m’en va retirer Sophocle de la boîte à gants

    J'aime

Votre commentaire

Entrez vos coordonnées ci-dessous ou cliquez sur une icône pour vous connecter:

Logo WordPress.com

Vous commentez à l’aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion /  Changer )

Photo Google

Vous commentez à l’aide de votre compte Google. Déconnexion /  Changer )

Image Twitter

Vous commentez à l’aide de votre compte Twitter. Déconnexion /  Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l’aide de votre compte Facebook. Déconnexion /  Changer )

Connexion à %s