Vu

Un Flic, Jean-Pierre Melville (1972)

Les images baignent dans une lumière froide à dominante gris-bleu. Le film commence très fort avec un braquage digne des meilleurs films noirs américains. Puis, on découvre Delon en commissaire un peu las, effectuant sa tournée des boîtes de nuits interlopes des Champs-Élysées et on entrevoit une Deneuve silencieuse et glamour. Ensuite, le film s’embarque pour un long tunnel. Melville veut nous montrer tous les détails d’un obscur braquage en hélicoptère dans un train et on s’ennuie gravement. Pendant tout ce temps, on ne voit ni Delon, ni Deneuve, mais des truands très laids en train de s’agiter de manière incompréhensible dans une demi-obscurité. Heureusement, il y a des plans de coupe sur des trains électriques. Il faut patienter (ou faire avance rapide) car la fin, elle, est plutôt bien. Delon est très bon en fonctionnaire mal payé, veste étriquée et bureau miteux. C’est l’époque où il explorait ses possibilités. La même année, il produisit et joua magnifiquement dans Le Professeur. C’est aussi le dernier film de Melville et ce n’est pas son meilleur.

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