Lecture

Maintenant que les expressions comme « bel été », « belle personne », etc. sont en passe de disparaître chassées par le ridicule, il va redevenir possible d’employer ce qualificatif de manière plus appropriée. Comme par exemple pour parler de la belle préface à La Chartreuse de Parme signée Michel Crouzet trouvée dans l’édition Garnier-Flammarion de 1964 et qui commence ainsi :

Quelle est donc cette qualité précieuse ? Outre la musicalité de l’écriture « beyliste », le préfacier met en avant le « ton général » du roman qui « semble signifier un certain bonheur ». Cette « plénitude poétique et joyeuse » naît de la conjonction « du plaisir de créer et d’une sorte de grâce existentielle ». Roman « passéiste », La Chartreuse fixe l’esprit sur le bonheur évanoui comme s’il n’y avait de bonheur que dans « la réversion consolante vers le passé ». Ce n’est pas Proust qui dira le contraire ; ni Cioran dont une citation vient étayer cet éloge de la mélancolie : « La mémoire est la condition de la poésie, le révolu, sa substance. »

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