Crumb after Bruegel

Pendant que je copiais ces images trouvées dans un groupe de fans de Robert Crumb sur Facebook, j’ai pensé à ce qui me plait dans le fait de tenir un journal en ligne. Au lieu de jeter un simple coup d’œil sur ces images puis de me remettre à scroller en faisant défiler d’autres images, de continuer à me laisser passivement couler dans le flot de sensations vite oubliées, je m’arrête à cause d’un déclic. Noter quelque chose dans le journal m’oblige à mettre un pied sur la rive (pour filer la métaphore fluviale), à m’arrêter pour me demander ce que je vais en faire, à effectuer quelques recherches et à rédiger quelques lignes. Lorsque je ne le fais pas, j’ai le sentiment que le temps efface tout et qu’il ne reste rien des journées écoulées. Cependant, je ne me fais pas d’illusions. Tenir un journal où l’on note les lectures, les films et les musiques qui vous ont accompagné au fil des jours n’empêche pas de se retourner de temps en temps et de se demander, en regardant la colonne des archives du blog, comment le temps a pu passer aussi vite.

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