Lectures

« C’est d’un mortel ennui du début à la fin », avais-je écrit dans le Journal une fois la pénible lecture du roman de Goethe terminée. Je ne doute pas de mes enthousiasmes esthétiques mais je me demande souvent si mon ennui au contact d’une œuvre ne vient pas de moi, d’une attente inadaptée, d’un manque de compréhension plus global. Quel ne fut pas mon soulagement en constatant que Julien Gracq avait porté le même jugement au sujet de « la froide épure » du roman :

Extraits :

« … la composition formaliste et démonstrative des Affinités électives évoque davantage celle de la Critique de la raison pure que celle de la Chartreuse de Parme. »

Principal reproche : « … la qualité abstraite du tissu du récit, qui traite presque toujours le monde extérieur comme une épure (on peut lire presque d’un bout à l’autre Les Affinités Électives, qui se passent à la campagne, sans y trouver une seule notation de couleur). »

Julien Gracq, En lisant en écrivant (José Corti)

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