Lecture

Je ne sais pas si c’est le fait de marquer une pause, de souffler un peu en lisant une prose différente, plus claire et allégée que la sinueuse syntaxe proustienne, mais je prends beaucoup de plaisir, en sortant de chez les Guermantes, à lire la préface de Bernard Raffalli.

Extraits.

« A une profonde lucidité, Proust ajoute dans Sodome et Gomorrhe une indulgence sans limites envers l’humain : aucune œuvre d’un réel génie n’échappe à cette loi de compassion qui est aussi loi d’intelligence. Jamais dans ce livre Proust ne méprise le moindre de ses personnages, respectant chaque langage, y trouvant la marque minimale de cette précieuse spécificité des êtres qui est son seul but et sa seule vraie passion. « 

« On ne niera pas que la musique dominante de ce volume ne soit celle du désenchantement. Nous y apprenons – mais ne le savions-nous pas déjà ? – que tous les paradis sont des « paradis perdus », qu’on ne retrouve jamais les êtres, que le temps use en nous le pouvoir illusoire de nous renouveler « car on ne ressent plus assez d’attraits pour plaire, ni de force pour aimer ».

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Un commentaire pour Lecture

  1. Jacques d. dit :

    So more and goddamn !

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