Ce matin-là

Le port était recouvert par la brume. Une ambiance à la Simenon, pensa Jane sans grande originalité. Elle enclencha dans l’ordinateur un enregistrement public de Bill Evans, Live in Paris 1972 pour être précis. Jane avait toujours préféré la retenue du pianiste à lunettes aux épanchements de Keith Jarrett à qui l’émission de philosophie de France Culture avait consacré une série d’émissions. Pour être complet sur le sujet, il faut dire qu’on peut souvent entendre l’album Standards au basement.

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7 commentaires pour Ce matin-là

  1. Jacques d. dit :

    C’est un peu comme dans la Genèse : « Au Commencement était… » :

    (quant à Keith… j’arrête !)

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  2. journaldejane dit :

    Et revoilà Denis Jacob, le syndicaliste de gauche. Je préfère réserver mon attention aux explications du Garde des sceaux, Eric Dupond-Moretti, invité d’honneur de LCI. A ma grande surprise, il admet : « Dire que la République a un problème avec les violences policières, ce n’est pas vrai. » Il a raison, la République n’a aucun problème à pratiquer les violences policières. « Il y a des policiers, avocats, ou encore des boulangers racistes mais dire que la police est raciste, ce n’est pas vrai. » C’est vrai, ça. Quel client ne s’est jamais pris un coup de LBD de la part de son boulanger (en sous-effectif et fatigué) ensuite défendu par sa hiérarchie et absous par l’IGBN (Inspection générale de la boulangerie nationale) ? » Le toujours excellent téléspectateur Samuel Gontier

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    • journaldejane dit :

      « Des hurlements de douleur. L’homme passé à tabac jeudi par des policiers, dans le nord de Paris, secoue un gouvernement français amorphe sur la question des violences policières. Cette brutalité se propage pourtant sur les réseaux sociaux comme une traînée de poudre. Les images donnent la nausée à toute une nation, sans susciter de réaction étatique à la hauteur de la crise. La stupéfaction collective semble se heurter à la lourde grille du palais de l’Elysée, le président Emmanuel Macron refusant de s’exprimer sur le sujet. A peine apprend-on, par le biais de la presse française, son émotion suite à l’agression inqualifiable du producteur de musique.
      Les faits de violence ou d’abus lors d’une intervention des forces de l’ordre s’accumulent. Chaque cas problématique est examiné, documenté, prouvé par la presse, mais rien ne semble pouvoir faire fléchir l’exécutif, qui ne cesse de nier le caractère systémique des violences policières. Un aveuglement coupable. Les agissements d’une minorité jettent l’opprobre sur toute une profession, en première ligne face à la crise sociale et la menace terroriste. Sans une reprise en main rapide, c’est l’image de la police française qui sera durablement écornée. Sans l’ouverture d’un débat national, c’est l’image du pays des droits de l’homme qui se trouvera abîmée.

      Emmanuel Macron aurait-il cédé à un calcul électoraliste au détriment de l’Etat de droit? La question se pose en plein débat sur la loi sur une sécurité globale, jugée liberticide par une partie de l’opinion. Deux jours avant sa victoire à la présidentielle, il tenait un tout autre discours, promettant d’être «intraitable» face aux dérives du maintien de l’ordre. »
      Le Temps

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