Beauté américaine

Je n’aime qu’un seul album du Dead mais je l’aime énormément. Comme toujours avec les chocs esthétiques, je me souviens précisément du moment où je l’ai découvert. C’était avant qu’on trouve tout sur l’internet, au début des années 90 dans une ville « nouvelle » un peu décrépie qui me faisait penser à un bled perdu du Middle West. A l’époque, j’appréciais ses rues rectilignes et ses bâtiments géométriques sans âme (j’ai oublié la raison de cette fascination bizarre). La médiathèque avait encore tous ses vinyles et c’était une sacrée collection. Comme j’avais du temps libre, je passait en revue le fonds. J’avais essayé celui-là en redoutant d’avoir à supporter les épanchements sans fin qui ont fait la réputation du groupe. Je trainais dans la baignoire par une chaude journée d’été lorsque la révélation s’est produite. Quelle ne fut pas ma surprise de découvrir des chansons folk finement ciselées, chantées d’une voix claire et débarrassées des bavardages instrumentaux de Jerry. Quant aux qualités des compositions, elles sautent aux oreilles à l’écoute des démos qui viennent de sortir.

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