1972 was a good year (4)

Depuis Hot Love et Get It On, on pouvait entendre des chansons de T. Rex un peu partout, à la radio, sur des 45 tours que les filles glissaient dans leur « mange-disque » (sorte d’électrophone portatif destiné à écouter les titres du hit-parade) et même dans les fêtes foraines au stand des auto-tamponneuses. Je me contentais des tubes. J’ai acquis l’album Slider bien plus tard lorsque je l’ai trouvé dans une caisse de vide-grenier. C’est un très bon album, juste un cran en-dessous de Electric Warrior et j’aime assez le son du groupe pour savourer la moindre des compositions de Marc Bolan, surtout ses balades acoustiques. Cependant, il faut reconnaitre que la puissance sonique des deux singles Metal Guru et Telegram Sam est sans équivalent. Cela tient à la synthèse opérée par le songwriting de Bolan qui concentrait son tir sur les teenagers en s’inspirant d’Eddie Cochran et aussi à l’apport sonore de Tony Visconti qui se souvenait des tubes des groupes de filles produits par Spector. Karma instantané. C’était génial de voir ces fusées exploser dans le ciel. Nous ne savions pas que c’était (déjà) le chant du cygne de l’elfe glamour. Ses chansons ne retrouveraient plus la tête des charts mais, quelques années plus tard, les punks qui l’avaient écouté à quinze ans allaient relancer la mode des singles en pensant à lui.

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12 commentaires pour 1972 was a good year (4)

  1. Jacques d. dit :

    « Ni Dylan ni Lennon ne sont meilleurs que moi, et ils le savent. Ils sont fixés sur mon compte . Je suis différent, comme eux. J’ai toujours su que j’étais différent, dès l’instant où je suis né. » (Marc Bolan, 1971)

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  2. Jacques d. dit :

    Médusé… le public… tout comme le sera celui des premiers sets de Suicide (dont Tyrannausorus Rex est une sorte de « pré-maquette unplugged ») :

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    • journaldejane dit :

      Complètement fan de Tyrannosaurus Rex et du premier album avec abréviation et arrivée de l’électricité. Par contre, John Peel n’a jamais pardonné à son petit protégé underground d’être devenu une superstar.

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      • Jacques d. dit :

        Tout chez Bolan est (quasi) « magique », y compris les chutes de studios, les trucs crapoteux enregistrés sur des magnétos fatigués dans des chambres d’hôtels, les bootlegs apocryphes (oui, car, on ne sait jamais avec les bootlegs si c’est pas le fils ou la fille du bootleger qui braille du fond de sa baignoire et qu’on fait passer pour du « saignant » – on a tous eus des mésaventures du genre), tous ces machins qui remplissent des wagons de disques « rares » qui s’empilent sur nos (mes) étagères…
        Ce genre de truc :

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      • journaldejane dit :

        J’ai donné également dans ce genre de marchandise pour fan en manque.

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  3. Jacques d. dit :

    Et tant pis pour John Peel… on ne peut avoir raison à tous les coups…

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  4. Jacques d. dit :

    Et même avec les « amis » de Chantal Goya sautillant en fond de scène et le maquillage à la Ziggy Stardust… ça l’fait (et j’arrêterai là l’exercice d’admiration) :

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  5. John Deere dit :

    Oops…

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