1972 was a good year (1)

Je suis dans l’obligation de vous laisser avec le déconfinement sans fin, les manifestations interdites par l’état d’urgence, le festival rock de Binic annulé et le parc Astérix ouvert, le racisme dans la police qui existe ou n’existe pas (cocher la case correspondant à votre ressenti), bref, notre beau présent. En effet, j’ai placé la semaine qui vient sous le signe de l’année 1972. Le déclic est venu d’un numéro spécial de la revue Uncut qui m’est passé sous les yeux. Il faut dire également que beaucoup de mes chocs musicaux fondateurs portent ce millésime. Comme cet album d’un chanteur alors totalement inconnu par chez nous, que la star glam aux cheveux rouges était allée repêcher pour payer sa dette. La première fois que j’ai entendu la voix et le phrasé si caractéristique de Lou, c’était après l’extinction des lumières du dortoir des troisièmes. J’écoutais sur mon transistor la seule émission rock du moment, celle animée par Jean-Bernard Hebey qui annonça le titre par un speech d’introduction où il évoqua brièvement le passé légendaire de l’ex chanteur du Velvet Underground. J’ai acheté l’album, un vinyle emballé dans une pochette cartonnée dont le visuel exerça une grande fascination sur les collégiens en pleine puberté. J’ai conservé le disque. Lorsque les CD sont apparus, c’est le premier que j’ai racheté dans le nouveau format parce que l’original grattait tellement que je n’osais plus le passer. Le son numérisé m’a permis de redécouvrir les arrangements de Mick Ronson et la qualité de la production.

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2 commentaires pour 1972 was a good year (1)

  1. Anonyme dit :

    Lorsque les cd apparurent pour le grand public, vers 85-86, leur faculté à saisir la subtilité des arrangements et à restituer le son des enregistrements originaux laissait perplexe … C’est encore le cas aujourd’hui

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    • journaldejane dit :

      Entre un disque vinyle (si possible avec une gravure d’époque) en bon état et un CD, c’est vrai. D’ailleurs, j’ai toujours ma chaine pour cette raison et m’écoute régulièrement une bonne vielle galette. Cependant, dans notre jeunesse agitée, nous malmenions nos disques de telle manière que leur écoute pouvait devenir délicate.

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