Vu

Pleure pas la bouche pleine, Pascal Thomas (1973)

Voilà le Pascal Thomas qu’on aime, celui qui immortalisa sur pellicule la jeunesse des années 70 traversant les émois de l’adolescence dans des décors de villages qui n’avaient pas changé depuis les années 50. Merveilleuse capsule temporelle saisie sur le vif et qui entraine tant d’images enfouies. Les premiers rendez-vous, les posters de Salut les Copains, les vélos et les mobylettes qu’on passait beaucoup de temps à réparer, l’univers ennuyeux mais plutôt rassurant des adultes. Avec en arrière-plan la douceur de la campagne alors relativement indemne des lotissements, des rond-points et des zone commerciales. La galerie de personnages est juste et remarquablement bien observée. Le vieux râleur, l’allumeuse en platform shoes, le beauf aux mains baladeuses, le dragueur en décapotable, le bidasse mélancolique font surgir du passé une cohorte de fantômes. Merci au passage de nous laisser tranquilles avec la nostalgie (surtout quand on voit la gueule du présent). Le voyage dans le passé est une des rares libertés qui nous restent et celle-là, personne ne peut la « tracer ».

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