JLG Live

La voix du vieux monsieur est un peu essoufflée. Il faut parfois tendre l’oreille pour écouter ce qu’il nous dit et constater qu’il n’a perdu ni son esprit critique ni son humour.

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10 commentaires pour JLG Live

  1. journaldejane dit :

    « Au cœur de l’épidémie, les personnes les plus exposées au travail sont en très grande majorité des femmes exerçant des métiers essentiels : soignant.e.s, vendeur.ses, caissier.e.s, activités de nettoyage, logistique, etc. Plus généralement, la mort n’égalise pas les Hommes, elle fauche les vies avec une impitoyable cruauté sociologique. En temps normal, ce scandale se déroule à bas bruit : en France, les hommes qui appartiennent aux 5 % les plus modestes ont une espérance de vie raccourcie de … 13 années relativement aux 5 % des plus riches – pour les femmes, l’écart est de 8 ans [6]. De la même manière, les chiffres de la mortalité du Covid-19 révèlent aujourd’hui que les corps qui vont subir de plein fouet la violence extrême du choc sanitaire sont ceux qui sont déjà abîmés par les maladies chroniques. Or on sait que ces dernières sont intimement liées à la position occupée dans l’échelle sociale. Autrement dit, les inégalités sociales se redoublent une fois de plus en inégalité de santé.
    (…)
    Les secteurs généralement déconsidérés ou affaiblis par trente ans de néolibéralisme (soins, alimentation, transport, services publics, infrastructure énergétique, nettoyage) apparaissent pour ce qu’ils sont : vitaux. Le point commun d’une grande majorité de ces métiers est la faiblesse des rémunérations et la pénibilité du travail. Par contraste, ne peut-on pas voir dans bons nombres d’activités stoppées ou télétravaillées des bullshit jobs ? En 2013, l’anthropologue américain David Graeber avait attiré l’attention sur ces « emplois à la con », favorisant des tâches souvent inutiles, toxiques et dépourvues de sens. Graeber proposait alors d’imaginer ce que serait le monde sans « les jobs à la con » : « Dites ce que vous voulez à propos des infirmières, éboueurs ou mécaniciens, mais s’ils venaient à disparaître dans un nuage de fumée, les conséquences seraient immédiates et catastrophiques. Un monde sans profs ou dockers serait bien vite en difficulté, et même un monde sans auteur de science-fiction ou musicien de ska serait clairement un monde moins intéressant. En revanche, il n’est pas sûr que le monde souffrirait de la disparition des directeurs généraux d’entreprises, lobbyistes, assistants en relation presse, télémarketeurs, huissiers de justice ou consultants légaux. Beaucoup soupçonnent même que la vie s’améliorerait grandement [10]. »
    Coronavirus, un saut de l’ange existentiel et politique

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  2. Honoré De ZalBac dit :

    Bel article inspiré, mais il est curieux de le résumer à ce qui n’est qu’une citation dans le texte, donc pas de la plume de l’auteur
    Bis repetitam, le texte du bon Henri Laborit qui le complétera si besoin

    « De l’insuffisance de l’insoumission sociologique
    « Croire que l’on s’est débarrassé de l’individualisme bourgeois parce que l’on s’exprime à l’ombre protectrice des classes sociales et de leurs luttes, que l’on semble agir contre le profit, l’exploitation de l’homme par l’homme, les puissances d’argent, les pouvoirs établis, c’est faire preuve d’une parfaite ignorance de ce qui motive, dirige, oriente les actions humaines et avant tout de ce qui motive, dirige et oriente nos propres jugements, nos propres actions. Cela ne veut pas dire qu’il ne faille pas s’exprimer ainsi et agir en ce sens, mais cela veut dire qu’il est utile de savoir que, derrière un discours prétendument altruiste et généreux, se cachent des motivations pulsionnelles, des désirs de dominance inassouvis, des apprentissages culturels, une soumission récompensée à leurs interdits ou une révolte inefficace contre l’aliénation de nos actes gratifiants à l’ordre social, une recherche de satisfactions narcissiques, etc. De sorte que lorsqu’une communauté d’intérêts permet à un groupe humain de renverser un jour le pouvoir établi, on voit aussitôt naître au sein du nouveau pouvoir une lutte compétitive pour l’obtention de la dominance, un nouveau système hiérarchique apparaître et s’institutionnaliser. Le cycle recommence.» L’Éloge de la fuite

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  3. Jacques d. dit :

    L’éloge de la fuite dans le Slip Français alors que le labo rit… un putain de no future.

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