Revu

La Griffe du passé ou Pendez-moi haut et court (Out of the Past), Jacques Tourneur (1947)

Tout ce qu’on aime dans le film noir se trouve réuni là dans une vision sublimée. Les jeux d’ombre et de lumière sont si beaux qu’ils mériteraient un visionnage sans le son, uniquement centré sur le travail d’éclairage dans les scènes nocturnes. Cette histoire de rédemption impossible est placée sous le signe du destin et de la fatalité. Comme l’indique le titre original, le passé surgit dès les premières scènes. Il occupe une bonne part du film sous la forme d’un long flashback. Mitchum apporte son épaisseur, sa présence puissante et menaçante. Quant à Kirk Douglas, il incarne un psychotique inquiétant. La morale de l’histoire ? Pas de compromis possible avec les forces du mal, on en sort toujours perdant.

A signaler, la place prise par la cigarette dans les classiques du film noir, son rôle en contrepoint des dialogues. Dans les scènes d’action, de séduction, de rivalité, il y a toujours une cigarette qu’on propose, qu’on allume ou qu’on écrase nerveusement.

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