Revue de presse

« J’étais juste venu soigner…

J’ai vu s’étendre le poids du papier, s’épuiser les équipes, augmenter les costards gris, diminuer les blouses blanches, et au-delà des heures, j’ai vu les internes remplacer les docteurs. J’étais juste venu soigner…

J’ai vu se multiplier les ARS2, grandir l’HAS3, fermer les maternités, les cliniques, les petits centres hospitaliers. J’ai vu grandir les hôpitaux usines et les fonds de pensions tout acheter. J’ai vu l’économie supplanter le soin, et transformer les maîtres d’un savoir en paramètres. J’étais de ceux là, j’étais juste venu soigner.

Médecin de ville, j’ai vu mes tarifs ne plus progresser, mes charges augmenter, j’ai dû faire face. J’ai augmenté mes cadences alors que déjà nombres de confrères partaient. J’ai vu l’Assurance maladie se transformer en censeur absurde et les ARS me considérer déconsidéré, dégradé et simple relais. J’ai fait face, j’étais juste venu soigner.

J’ai vu les déserts médicaux augmenter et les politiques me désigner coupable de leurs actions, j’étais devenu une conséquence vivante, je les ai vus faire de moi une cause. J’étais juste venu soigner… » Contrepoint

Réforme du bac : «On punit les mômes parce qu’ils osent dénoncer la situation ?»

Vous estimez que les élèves sont à la fois lésés par ces nouvelles épreuves du bac et punis ?

Rodrigo Arenas, le président de la fédération des parents d’élèves FCPE : Oui. C’est dégueulasse ce qui est en train de se passer. Depuis des mois, on alerte le ministère de l’Education nationale sur les problèmes que pose cette réforme du bac. Maintenant, on y est. Les épreuves ont commencé. L’organisation est pourrie. Le non-dialogue entre le ministre et les enseignants crée de l’affrontement sur le terrain. Et comme ça ne marche pas, on accuse les élèves qui se rebellent. On les punit parce qu’ils osent dénoncer ce qu’il se passe ? On inverse la faute. On marche sur la tête. Certains proviseurs sont devenus complètement fous.

C’est-à-dire ?

Le ministère leur met une telle pression, en leur demandant de gérer l’ingérable, que des chefs d’établissement en viennent à faire des choses inimaginables. Ils pètent les plombs. Des proviseurs traquent les mômes sur les réseaux sociaux, les prennent en photo devant le lycée pour ensuite les exclure. Certains invitent les forces de l’ordre à rentrer à l’intérieur du lycée… Des proviseurs ont également menacé de coller des 0 à tous les gamins qui refusent de composer dans ces conditions. C’est délirant.

Plusieurs élèves se sont aussi retrouvés en garde à vue…

Oui, même si on n’est pas surpris. On place des gamins en garde à vue pendant des heures, sans explication et sans prévenir les parents… C’est devenu récurrent. Cela a fait du bruit ce week-end, parce que cette fois, ils ont placé en garde à vue des gamins parisiens [du lycée Ravel, dans le XXe arrondissement, ndlr], mais en réalité, les cas sont nombreux.

Libération

Lycée bloqué à Paris : la garde à vue de quatre adolescents suscite l’émoi

Quelques commentaires des lecteurs du Figaro :

Très bien, prison ferme pour ces gauchistes

Quand on joue aux c.., on en assume les conséquences.
Les soutiens ? Syndicats, LFI, et des parents (dans une génération d’enfants rois) : tout est dit. Les fouteurs de m… réunis.

Et pour les agresseurs de Mila, on fait quoi ? Rien, ils sont intouchables

application pure et simple du code de procédure pénal, en quoi est disproportionné, parce que la justice habituellement n’applique pas la loi!!!!
il faut quand même convenir que comme on n’a plus le droit de sortir la boite à baffes, 36 heures en garde à vue vont à mon avis les refroidir dans leurs ardeurs, tout le reste n’est que jérémiades de gauchistes

Impunité pour les Chérubins, cela prépare un bel avenir français.

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2 commentaires pour Revue de presse

  1. journaldejane dit :

    Bonus : Laurent est passé dans « l’autre camp ». Il était directeur de cabinet du Préfet en charge du maintien de l’ordre. Il dit aujourd’hui manifester avec les ‘gilets jaunes’ au « nom des mêmes valeurs qui lui ont fait servir l’Etat ». Laurent et Philippe racontent leurs choix et leur changement de camp.
    france culture

    • journaldejane dit :

      « N’oubliez pas de mettre une couverture et un slip propre dans le cartable de votre enfant qui part au lycée. Il pourrait rentrer très tard et en avoir besoin. Avec les deux journées de garde à vue pour aucune poursuite infligée aux lycéens parisiens de 16 ans, on pensait avoir atteint le maximum de la répression contre les lycéens mobilisés contre la réforme du bac. La journée du 3 février nous détrompe : on en est maintenant à l’arrestation préventive avant tout blocage. La fuite des responsabilités a elle aussi progressé. » café pédagogique

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