Vu

Ce plaisir qu’on dit charnel, Mike Nichols (1971)

Le film est moins connu que le Lauréat. Il revient sur le sujet qui semble tenir à cœur le réalisateur : l’attraction et la rencontre entre individus des deux sexes. Deux amis étudiants cherchent une compagne pour commencer leur exploration et accroitre leur « connaissance charnelle » (Carnal Knowledge, c’est le titre original). Cette fois, le film va suivre l’évolution des deux personnages au fil du temps, jusqu’à la maturité. Sandy (joué par Garfunkel) semble avoir trouvé une relation stable avec sa compagne « trop intelligente » mais Nichols ne s’aventurant jamais dans la maison du couple, nous n’en savons que ce qu’en dit Sandy à son vieux copain. Jonathan (joué par Nicholson) a beaucoup de liaisons, toutes décevantes et frustrantes ; il s’enfonce dans un cynisme de plus en plus amer et finit seul, aigri, juste bon à « gagner du fric » selon ses propres dires. Dans la dernière scène, on le voit payer une prostituée qui doit réciter un texte écrit en son honneur et dont elle peut pas s’écarter sans le mettre en colère. Pathétique et cruel. Le film est surtout l’occasion de voir Nicholson éclater en tant qu’acteur, notamment dans une scène de ménage d’anthologie qui anticipe sur certains de ses rôles à venir.

Cet article a été publié dans cinéma. Ajoutez ce permalien à vos favoris.

Répondre

Entrez vos coordonnées ci-dessous ou cliquez sur une icône pour vous connecter:

Logo WordPress.com

Vous commentez à l'aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion /  Changer )

Photo Google

Vous commentez à l'aide de votre compte Google. Déconnexion /  Changer )

Image Twitter

Vous commentez à l'aide de votre compte Twitter. Déconnexion /  Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l'aide de votre compte Facebook. Déconnexion /  Changer )

Connexion à %s