Vu

Le Fantôme de la liberté, Luis Buñuel (1974)

Lorsqu’il entend le terme « surréaliste » utilisé pour qualifier les entourloupes minables d’une quelconque crapule macroniste, Bill ne peux s’empêcher de s’énerver. Il s’était emporté sur facebook à l’époque où un sbire que tout le monde a oublié défrayait la chronique :  » Si on arrêtait d’employer le terme « surréaliste » hors de propos. Ces mensonges, ces compromissions, cet entre-soi, cette impunité, c’est dégueulasse, un point c’est tout. Et cela n’a rien à voir avec le projet du mouvement surréaliste. C’est même exactement ce qu’ils voulaient détruire. »

Si on veut savoir ce que signifie le beau mot de « surréaliste », on peut regarder ce film merveilleux : tout y est. C’est un feu d’artifice jubilatoire, un jeu de massacre contre l’ordre établi. Rien n’en réchappe, tout y passe ou presque : la famille bourgeoise, la police, la justice, la hiérarchie, les conventions sociales (l’inversion entre les toilettes et la salle à manger), le désir sexuel refoulé (le préfet et sa soeur), l’absude (le tueur fou en haut de la tour Montparnasse)… Du début à la fin les morceaux de bravoure se suivent et il faudrait tout évoquer. Les gros mensonges du pouvoir ne sont pas du tout « surréalistes » ; il sont même terriblement réalistes. Il renvoient à notre dure réalité, celle que Breton et ses amis désiraient avec ardeur renverser.

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Un commentaire pour Vu

  1. journaldejane dit :

    Dangereuse police (suite)

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