En grève (suite)

Pendant ce temps, chez le haut-commissaire à la Réforme des retraites…

Et dans le reste du monde…

La COP25 s’achève sur des avancées quasi insignifiantes dans la lutte contre le changement climatique

La conférence s’est terminée, avec quarante-deux heures de retard, par la signature d’un accord minimal avec des pays plus divisés que jamais sur des sujets clés. (Le Monde)

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16 commentaires pour En grève (suite)

  1. journaldejane dit :

    Le JdJ apporte quelques éléments de réflexion sur la réforme néo-libérale. Aujourd’hui, pourquoi l’argument de « justice » est bidon.
    « L’universalité du nouveau régime mettrait tous les Français face aux mêmes droits et, a même osé Édouard Philippe dans son discours devant le Conseil économique, social et environnemental (Cese), achèverait l’ambition du Conseil national de la Résistance (CNR). C’est un des arguments les plus utilisés, sans doute parce que c’est le plus simpliste : mettre chacun dans la même case correspondrait à l’égalité.
    L’argument ne résiste néanmoins pas longtemps à l’analyse. D’abord parce qu’il est bien étrange d’entendre cette majorité se soucier d’une égalité de façade, alors qu’elle a assumé et revendiqué une politique fiscale qui a, en 2018, creusé les inégalités comme rarement depuis trois décennies. Il est étrange, au reste, de vouloir corriger cette politique par la réforme d’un système de pensions qui est un des plus redistributifs d’Europe et qui permet de réduire le taux de pauvreté des plus âgés.
    On pourrait également souligner qu’à peine né, le nouveau régime est déjà criblé d’exceptions, notamment pour les fonctions « régaliennes » de l’État, celles qui sont traditionnellement ménagées par le néolibéralisme. Barricadé depuis un an derrière des forces de l’ordre qui lui permettent d’oublier son impopularité, le gouvernement s’est empressé d’accorder aux policiers une nouvelle exception à l’universalité du nouveau régime. Dès lors, on comprend quelle sera la réalité de celui-ci.
    La justice d’un régime de retraite ne peut être réalisée sous la toise d’une règle unique parce qu’il n’existe pas d’égalité de conditions de travail, ni d’égalité d’espérance de vie, ni d’égalité de départ dans les carrières, ni enfin d’inégalités de conditions au sein des entreprises. Placer le fils d’ouvrier sur la même ligne qu’un fils de notaire revient à faire partir le premier avec de lourdes chaînes aux pieds et à le condamner à une retraite difficile et courte. Selon l’Insee en France, les hommes les plus aisés vivent en moyenne 13 ans de plus que les plus modestes. Est-il alors juste de faire partir tout le monde au même âge avec les « mêmes droits » ? N’est-il pas plus juste d’accepter alors des compensations à de faibles revenus par des avantages spécifiques à la retraite ? La justice, dans ce domaine, consiste nécessairement à sortir de l’égalité formelle. Mais la pensée néolibérale ne veut rien voir de ces réalités. » Mediapart

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  2. Jacques d. dit :

    Les 25 COPains !

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    • journaldejane dit :

      En parlant de copains, s’il y en a qui s’étonnent de voir les députés REM chanter en chœur les louanges du gros menteur, le JdJ a une explication :
      « Comme dans l’affaire Benalla, le gouvernement, et certainement plus encore du côté de l’Élysée selon nos informations, entend tenir : le pouvoir ne saurait se plier aux révélations et aux injonctions de la presse. De plus, Jean-Paul Delevoye est un homme clé de la macronie. « Il ne faut pas oublier le rôle qu’a joué Jean-Paul Delevoye depuis le début de la campagne d’Emmanuel Macron. Il est un personnage central. C’est lui qui a sélectionné les candidatures pour En Marche! lors des élections législatives de 2017. Il sait tout », rappelle un connaisseur du dossier. Tout cela mérite quelques prévenances et même de passer au-dessus des lois. » Mediapart

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      • Jacques d. dit :

        « Rapport que tous ces dégoûtants
        I’s pass’nt leur vie, i’s pass’nt leur temps
        A s’empiffrer les bons boulots,
        Ah ! les salauds !

        Le soir i’s vont dans des salons,
        Pour souffler dans leurs pantalons,
        Oùsqu’ i’ s envoy’nt des trémolos,
        Ah ! les salauds !

        Après i’s s’en vont vadrouiller
        Picter, pinter, boustifailler,
        Et pomper à tous les goulots,
        Ah ! les salauds !

        Ensuite i’s vont dans les endroits
        Oùsqu’ i’ va les ducs et les rois,
        Là où c’qu’ y a qu’ les volets d’ clos,
        Ah ! les salauds !  »

        Aristide Bruant, « ah ! les salauds »

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      • journaldejane dit :

        Tiens, le gros vient de démissionner… C’est dommage de perdre son poste quand on est « de bonne foi ». Il est vrai qu’il lui reste encore largement de quoi s’occuper en attendant la retraite, qu’on lui pronostique confortable.

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      • journaldejane dit :

        Vous nous remettrez bien un petit oubli ?
        « Si Jean-Paul Delevoye pouvait plaider « l’omission par oubli » quant à ses liens avec le milieu des assurances dans la déclaration mise en ligne 7 décembre dernier par la HATVP, cette ligne de défense apparaît plus difficile à tenir quant à son mandat au Cese, courant du 16 octobre 2010 au 1er décembre 2015. Il ne s’agit pas là, comme pour les précédents manquements aux obligations déclaratives du ministre des retraites, de la présidence d’honneur d’un think-tank ou d’une place d’administrateur d’un institut de formation, mais bien de la direction d’un organe de représentation socio-professionnelle prévu par la Constitution française. Un mandat au titre duquel, précise le site internet du Cese, Jean-Paul Delevoye, percevait « 6.330,32 € net par mois ». » Marianne

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  3. journaldejane dit :

    Plus tard, nous pourrons dire à nos petits enfants « J’ai vécu l’échec de la COP25. »
    Patrick Galey, journaliste environnement à l’AFP, s’est attristé sur Twitter : « Les objectifs de la COP25 étaient plutôt modestes : faire que les États entérinent ce qu’ils avaient promis il y a quatre ans. (…) Ils n’ont même pas réussi à valider les promesses qu’ils avaient déjà faites, et encore moins à être plus ambitieux. (…) Le message adressé aux peuples, ce n’est pas que l’accord de Paris est inutile. C’est qu’il faut voter pour de meilleurs dirigeants, des dirigeants qui en ont quelque chose à foutre. » France Inter

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  4. Anonyme dit :

    « « 6.330,32 € net par mois » »
    Salauds de pauvres pour paraphraser Gabin

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  5. Honoré de ZalBac dit :

    Je remarque qu’ici on traite les gens de gros, qu’on mélange tout : Delevoye, la COP 25 et Roy Loney. Qu’on oublie (mais ça sera rectifié) de nous donner des nouvelles de M.Mélenchon (ça irait pourtant bien dans le collage) et qu’on doit pas prendre tout les jours le métro sinon on en causerait.
    Mais on est aussi content de voir qu’on cause des Flamin’ Groovies, avec même un début de débat de haut vol sur la valeur des legs Jordan/Loney.
    Bref une classe assumée.
    Et on saute dans la nuit

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