Vu

Jeune & Jolie, François Ozon (2013)

Sujet sulfureux, actrice glamour : la recette Ozon fonctionne et continue à générer un certain malaise. C’est quoi le problème ? La mise en scène froide et académique n’est pas le principal obstacle. Si le thème de la prostitution des jeunes filles relève du phénomène de société, le cas d’une étudiante issue de la bourgeoisie n’est pas du tout représentatif. Encore un petit effort pour filmer d’autres milieux sociaux où la prostitution ne constitue pas un jeu interdit purement gratuit (le personnage n’utilise pas l’argent gagné avec les passes) mais une dure nécessité financière (pour payer des études que les parents ne peuvent pas financer, par exemple). Là, on pourrait parler d’un certain « réalisme ».

La fille du 14 juillet, Antonin Peretjatko (2014)

C’est tout le contraire d’Ozon : scénario imaginatif, mise en scène inventive, critique sociale et poésie, le tout porté par des acteurs sympathiques.

Elle, Paul Verhoeven (2O16)

Lui aussi, il situe son intrigue chez les bourgeois. Oui, mais Verhoeven a un regard acéré (le méchant pervers appartient à la bourgeoisie trado-catho) et Huppert est formidable en femme fêlée qui garde la tête froide.

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2 commentaires pour Vu

  1. Jean TIENHAIN dit :

    Mince, j’ai raté… Remember my name… c’est tout mon moi…

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