Revu

Céline et Julie vont en bateau, Jacques Rivette (1974)

Vu vers 76 dans une petite salle du quartier latin à un moment où beaucoup de filles s’habillaient encore comme Juliet Berto et Dominique Labourier et où Paris ressemblait à ce qu’on en voit dans le film. L’histoire m’était passée au-dessus de la tête (c’est fait pour), le film m’avait paru très long (il l’est). Avec le recul, je craignais que le climat du film soit trop daté, lié aux utopies de l’époque. En fait, le pouvoir d’enchantement est resté intact. Le dédoublement des actrices, le monde inversé où évoluent les silhouettes hiératiques de Marie-France Pisier et Bulle Ogier, les passages entre les deux mondes : tout ce dispositif continue de résonner pour nous aujourd’hui, un peu comme le monde d’Alice ou celui des rêves dont le sens nous échappe. C’était bien, de refaire un tour de l’autre côté du miroir en compagnie de Juliet et de sa copine.

 

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6 commentaires pour Revu

  1. journaldejane dit :

    Pacôme Thiellement était intervenu pour parler du film dans le cadre de l’installation Flamme Eternelle de Thomas Hirschhorn au Palais de Tokyo. On peut parfois ne pas TOUT comprendre, on ne comprend jamais RIEN DU TOUT.

    • jean TIENHAIN dit :

      Le fond de tout ! Les œuvres de ce connard d’hirschorn (amas de pneus) l’ambiance branchée des déguisements des spectateurs, et pénible monologue du barbu… de quoi se foutre à l’eau.

      • journaldejane dit :

        N’hésites surtout pas, ça nous fera du frais 🙂

      • René Claude dit :

        Le déploiement de moyens, la langue de bois des commissaires et la vanité de la coterie (marchands et critiques) autour du garagiste* content pour rien ne parviennent pas à convaincre. Ses installations sont vaines : Hirschorn n’existe pas.

        *A NY, il fit f’architecte (raté). Il a construit des cabanes hideuses.

  2. Robert Spire dit :

    « La nudité de la femme est plus sage que l’enseignement du philosophe. » Max Ernst (1960)
    Voilà, on comprend tout…:-)

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