Vu


Conte d’hiver, Éric Rohmer (1992)

Félicie est l’un des plus beaux personnages de femme du cinéma rohmérien (qui en compte beaucoup). Contre toute attente, il s’agit d’une coiffeuse qui ne « veut pas être une intello » mais qui veut être « elle-même », suivre sans aucun compromis ses visions à l’écart de l’accommodement tiède que lui proposent ses deux amants. Cette obstination qui frise le sadisme envers les deux hommes prêts à en supporter beaucoup pour la garder. Cette honnêteté sera finalement récompensée à la fin et c’est tellement beau que j’ai pleuré comme une midinette. Mon préféré de la série avec Conte d’été.

P.S. 1 : à signaler : « À la recherche du paradis français d’Éric Rohmer« , une discussion au sujet du cinéaste qui ravira ceux qui aiment son cinéma et confirmera dans leurs idées ceux qui trouvent ses films bavards et trop intellectuels.

P.S. 2 : à la place de la grande messe médiatique avec défilé de commentateurs complaisants, on a eu une catastrophe historique. Quiconque a été parisien à un moment ou à un autre de sa vie a conservé des souvenirs de ses promenades aux alentours de la cathédrale. Dans les années 80 nous avions un circuit qui partait de l’hôtel de ville, traversait le parvis et finissait invariablement dans un café au bord de la Seine d’où nous avions une vue sur les tours. Cela ne se reproduira jamais de la même manière.

 

 

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