Lecture

Jacques Vaché, Lettres de guerre (Gallimard)

J’en suis au début de l’année 1916, première lettre à Breton. On souffle un peu pour le jeune Vaché. Sa place dans l’histoire littéraire est assurée. Il faut dire qu’il en a bavé pendant les deux premières années de la guerre. Parti vers le front relativement insouciant, curieux de voir de l’action, l’horreur des tranchées lui est rapidement apparue lorsqu’il a rejoint les premières lignes. Malgré ses efforts pour dissimuler à ses parents (principaux destinataires des lettres de 14-15) l’ampleur de la boucherie qui s’étale sous ses yeux, les rares détails évoqués laissent entrevoir un effroyable cauchemar de sang et de boue. Le dandy nantais lutte pour ne pas sombrer avec une distanciation ironique, so british ; il demande à sa mère des vêtements pour tenter de rester digne, élégant. Au début d’une grande bataille particulièrement meurtrière, des blessures aux jambes nécessitant une hospitalisation, il s’éloigne du front, se repose à l’écart du fracas des bombardements et rencontre un jeune étudiant en médecine avec qui il peut parler de Jarry et d’Apollinaire.

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