Rappel

« Le spectacle est le discours ininterrompu que l’ordre présent tient sur lui-même, son monologue élogieux. C’est l’autoportrait du pouvoir à l’époque de sa gestion totalitaire des conditions d’existence. » Guy Debord, La Société du spectacle, Buchet-Chastel, Paris, 1967

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18 commentaires pour Rappel

  1. Anonyme dit :

    L’actualité toute entière y participe

  2. gompo dit :

    monde d illusion : les politiques comme les business font semblant / sont en spectacle d être occupé…

    en fait, pour pas grand chose

    mais le spectacle ocupe…

    ça occupe, ça gonfle l ego

    non ?

  3. George Weaver dit :

    On sait que le jeune Debord buvait chez Moineau, mais après 1967 il s’entendit demander : « As-tu bu chez Chastel ? »
    Hem, désolé, Jane…

  4. George Weaver dit :

    Pour éviter tout malentendu, je précise que je faisais allusion, non à la correspondance de Debord publiée par Fayard, mais à celle des éditions Champ Libre (vol. 1, 1978) publiée à la même enseigne et consultable ici (mai-juin 1977).
    Debord y manifeste un humour pince-sans-rire du meilleur acabit :
    « Si je me rends moi-même dans la rue de Condé [siège des éditions Buchet-Chastel]pour sommer la place, et si l’ennemi me refuse l’accès au stock de vieux papier que je prétends lui acheter, c’est très probablement lui qui sera ridicule. Les ressources ne me manqueraient pas pour soutenir cette querelle de chiffonniers, et des plus actuelles : occuper ses bureaux à la tête d’une bande d’énergumènes, faire dresser ma tente dans sa cour, immoler un bonze. »

  5. Jean TIENHAIN dit :

    Parler de chiffonnier au sujet de vieux papier, c’est de l’humour involontaire. Ou de la méconnaissance.

  6. Anonyme dit :

    C’est une manière de le dire

  7. journaldejane dit :

    Premier tira de la SdS à vendre :
    « Exemplaire sur lequel Guy Debord (1931-1994) a indiqué et identifié au stylo bille noir, de sa main, d’une écriture ronde et lisible, les auteurs qu’il a cités ou détournés. Certaines de ces notes donnent également le titre de l’œuvre dont est extraite la citation : Le Capital de Marx ou Préface à la phénoménologie de l’esprit de Hegel, par exemple ; ou encore, dans un autre registre, Moby Dick de Melville.
    Soixante-dix paragraphes sont ainsi annotés. La plupart des citations et des détournements proviennent des œuvres de Marx et Hegel. On y retrouve également les noms d’Édouard Bernstein, Freud, Machiavel, Blaise Pascal, Virgile, Héraclite, Swift, Bakounine, Lénine, Engels, Lukacs, Karl Korsch, Johan Huizinga, Lautréamont, Herman Melville, Musil et Max Stirner. De nombreuses phrases ont été soulignées ou entourées par Debord qui corrige parfois, au passage, une coquille, ou ajoute une virgule. On comprend, en feuilletant cet exemplaire abondamment annoté, avec indication précieuse des sources et des emprunts, l’importance du « détournement » chez Debord : il n’est « ni une citation (…) ni un ornement stylistique. C’est une réécriture, qui dégage un nouveau sens par rapport à l’original, un sens qui peut être plus profond ou qui peut même être arraché à l’original contre son gré ».
    https://www.christies.com/lotfinder/books-manuscripts/debord-la-societe-du-spectacle-paris-6190060-details.aspx?from=salesummery&intObjectID=6190060&sid=3f3976f1-4264-4a57-842d-bed09b77b4fa&fbclid=IwAR1_8yVfP-x7pLRoHYpIbzX-Ot_j4V6K9opr6NNOiRkDj11smSVThXSG72Q

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