Vu

Phantom Thread, Paul Thomas Anderson (2018) 

Images superbes, jeu d’acteur époustouflant. On ne peut qu’être renversé sur sa chaise par tant de perfection (on pense à Kubrick ). A la fin, pour être honnête, lorsque le dernier plan finit de délivrer l’ambiguïté de la relation de ce couple, je me suis dit en voix intérieure pour qu’on ne m’entende pas blasphémer : « Tout ça pour ça ? »

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9 commentaires pour Vu

  1. Jacques d. dit :

    Pour « parodier » Nick Cave, je dirai que « death is not (always) the end »… et, vous l »avez dit, la perfection n’est pas qu’affaire de (ficelles de) scénario… ou de point final !

  2. Jacques d. dit :

    Tiens, en passant, pour boucher un trou dans le juke box de l’Elysée… ceci dit, le mérite-t-il ? (parce que c’était un putain de bon 45 tours.!)

    https://www.discogs.com/Warum-Joe-Le-Go%C3%BBt-De-LEffort/release/983899

    • gompo dit :

      @jacques, en effet je viens de passer 1 bon moment avec warum joe, merci…

      je capte pas trop leurs paroles, qui ont l air parfois rimes, mais ya 1 style new wave alternatif sympa et de bonnes guitares

      @jane pourrais nous faire 1 petit article sur warumjoe et la scène punk intime…

  3. gompo dit :

    Les images me font penser à Bergman, mystères de la nature que nous contemplons avec les yeux de l’art et l’amour de l’âme. Recherche du sens, harmonie avec la nature.

    Tout ça est magnifique, les humain.e.s ont des rêves pour ça…

    oui?

  4. Jacques d. dit :

    « mon père était agent secret
    ma mère bien mal le supportait
    et devant moi elle buvait
    avec des hommes qui la touchaient
    je suis entre en analyse
    comme les soldats vont à l’église
    les incroyables turpitudes
    j’ai l’art d’en prendre l’habitude
    mon père portait des lunettes
    pour que tous les gens le respectent
    il est devenu agent double
    additionnant dollars et roubles
    je suis entre en analyse
    comme les amants vont à Venise
    mes secrets mis à la lumière
    j’ai senti le gout de l’enfer
    mon père était un peu volage
    ma mère délaissait son ménage
    ils ont bouscule mes valeurs
    jusqu’à terrasser ma pudeur
    je suis entre en analyse
    comme le soleil sur la banquise
    je parviendrai jusqu’au rivage
    de mes conflits de mes blocages
    je suis entre en analyse
    comme on prépare sa valise
    il est prévu que la grâce m’effleure
    il est prévu qu’elle me mette en sueur »

    Ce sont les paroles de « électrolyse », le titre que j’écoutais en boucle sur ce 45 tours de Warum Joe, le groupe punko-new wave responsable de ce « goût de l’effort »… qu’ils ne ménageaient pas pour écrire les paroles de leurs chansons qui les distinguaient des autres groupes de l’époque davantage portés sur la révolte tripale ou la pose. Ils avaient un côté Audiard (le père, of course !)

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