Vu

A serious Man, Joel et Ethan Cohen (2009)

Le film, largement autobiographique, est directement inspiré de l’enfance des deux frangins dans les années soixante au sein de la communauté juive. Le personnage du père allant d’une catastrophe à une autre, voulant à tout prix devenir quelqu’un bien mais à qui tout échappe, est à la fois attachant et drôle. J’ai pensé à Herzog et aux personnages lunaires et gaffeurs de Saul Bellow. On sent que beaucoup de scènes sont reliées à des souvenirs personnels et en même temps, le film a quelque chose d’un peu froid. Cette distance émotionnelle distille un léger ennui ; paradoxalement celui-ci n’est pas désagréable. Le film traduit bien l’atmosphère ouatée de cette période traversée par quelques éclairs annonçant les orages à venir. Et lorsque la fin arrive (de manière abrupte), on réalise qu’une série aurait été justifiée. On aurait aimé suivre ces personnages plus longtemps, les voir évoluer sur deux ou trois saisons.

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