Les étés passés (suite)

L’été 78 à Paris. J’avais 20 ans et je pourrais laisser dire que c’est le plus bel âge de la vie, mais seulement lorsqu’on le considère avec suffisamment de recul, longtemps après que la jeunesse se soit enfuie. Sur le moment, j’avais la sensation de traverser ma saison en enfer. De retour d’un voyage d’un an en Asie, je retrouvais intactes les questions que j’avais laissées derrière moi lorsque l’avion avait décollé. Les Stones avaient sorti un bon disque alors qu’on n’attendait (déjà) plus rien de leur part. J’avais une affection particulière pour cette chanson mystérieuse. On ne savait pas à quoi tenait son charme. La guitare rythmique vaguement influencée par le reggae ? Le chant de Keith à la limite de dérailler ? Le texte crypté donnant libre cours aux interprétations ? Je me la repassais tard dans la nuit, lorsqu’un peu de fraicheur entrait par la fenêtre ouverte ; je n’ai jamais réussi à percer le mystère.

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24 commentaires pour Les étés passés (suite)

  1. journaldejane dit :

    Très bon. Presque aussi bien que ça (encore un grand titre de fin d’été) :

  2. Jac D. dit :

    Le blues de… la Fin de tous les étés ?!!!!

  3. Jac D. dit :

    Et puisque l’on est dans l’élégance… la french touch, of course ! :

  4. Anonyme dit :

    ?
    cocaine blues

  5. Anonyme dit :


    (van ronk n’est pas encore levé)

  6. Anonyme dit :

    another story?

  7. Anonyme dit :

    il lève une paupière

  8. Jac D. dit :

    Les « déviants » (donc, forcément, les meilleurs !,)



  9. Jac D. dit :

    je voulais dire « les meilleurs ?! » avec un !

  10. Jac D. dit :

    Ah et j’oubliai… le « bad boy »… pour clore le casting ?

    • journaldejane dit :

      Sorry, mais je préfèrerais clore avec LE bad boy devant ses déviants 🙂

      • Jac D. dit :

        Joaquin Cash versus Johnny Phoenix ? Est-ce Joaquin qui chante ou Johnny ? L’acteur est bon mais je trouvai le film sans le moindre charme, mais il est vrai que je trouve, en règle plus que générale, les biopics dénués d’intérêt empêtrés qu’ils sont entre devoir de mémoire (sic), effets appuyés de vérisme (du vrai en verrine 2 ou 3 D) et « fantaisie plus que militaire » ; c’est comme les bouquins, ils sont toujours décevants au regard de l’œuvre, perdus qu’ils sont dans l’énumération de détails (Cash prenait-il 29, 13 ou 2 pilules par jours ? Arrosées de 7, 13 ou 33 verres de gnôle ?), bonzaïs qui étouffent la forêt.

      • journaldejane dit :

        D’accord en général. Les exceptions existent, heureusement. Dans le genre biopic expérimental, I’m Not There est une réussite. Les bons écrivains transcendent le genre de la bio. Le nom de Nick Nick Tosches me vient à l’esprit. Il y en a d’autres.

  11. Jac D. dit :

    « I’m not there », c’est vrai, vous avez raison, celui-ci est réussi. Et effectivement, imprimés, Tosches, Marcus et, in french dans le texte, Eudeline souvent ou Garnier…

  12. Jac D. dit :

    Ah, j’oubliai, acheté et lu récemment, l’excellent « roman graphique » de Reinhard Kleist « Nick Cave Mercy on me » paru chez Casterman… Encre de Chine et poker menteur sur les éléments biographiques de l’Australien en 300 et quelques pages… Excellent !

  13. Zorglub dit :

    « L’été 78 à Paris. J’avais 20 ans  »
    Bon anniversaire donc pour ce changement de décennie ! 🙂

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