Berlin

On sait que Lou Reed avait très mal vécu l’insuccès du Velvet, la fin du groupe en plein enregistrement de Loaded, le retour chez les parents, etc. Mais il y avait eu le secours inespéré de Bowie, le succès miraculeux de Transformer, un tube à la radio, etc. Alors pourquoi cette amertume et cette animosité (on peut parler de haine) envers les journalistes musicaux ? Il se pourrait que la critique de Berlin parue le 20 décembre 1973 dans Rolling Stone y soit pour quelque chose :

« Lou Reed’s Berlin is a disaster, taking the listener into a distorted and degenerate demimonde of paranoia, schizophrenia, degradation, pill-induced violence and suicide. There are certain records that are so patently offensive that one wishes to take some kind of physical vengeance on the artists that perpetrate them. Reed’s only excuse for this kind of performance (which isn’t really performed as much as spoken and shouted over Bob Ezrin’s limp production) can only be that this was his last shot at a once-promising career. Goodbye, Lou. »

L’album a fini par être reconnu mais comme pour le Velvet il était trop tard. Le mal était fait ; pire : il se répétait.

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5 commentaires pour Berlin

  1. Fulmicoton dit :

    Take it or leave,it, sweet Jane, mais dans ce début des années 70, j’ai acheté Berlin en Andorre…(c’était l’époque où nous nous y rendions régulièrement pour acheter nos galettes à prix défiant toute concurrence)
    Ce n’est qu’une fois rentrée à Toulouse que j’ai compris mon malheur : c’est l’histoire de la fille qui a acheté un pressage espagnol où il n’y a pas The Kids (chanson sans doute censurée par le régime de l’époque – le Caudillo n’était pas mort). je n’ai pas le disque sous les yeux (il est à la campagne dans notre bunker secret ) mais il me semble bien me souvenir que le titre de la chanson apparaissait bien sur la pochette.
    alors je suis allée à Music Action et j’ai racheté la version normale…
    inutile de dire que je ne l’ai pas ramené auprès des copains…
    c’est plus tard quand le futur homme de ma vie ne comprenait pas pourquoi j’avais deux Berlin que j’ai expliqué :))

    • journaldejane dit :

      Ah les souvenirs liés aux disques quand ceux-ci prenaient une importance délirante dans nos vies (pour les ados des early seventies). A mon tour. J’avais acheté Meaty, Beaty, Big & Bouncy, l’excellente compilation des Who qui venait de sortir. Je l’avais trouvée dans un supermarché. Pour une raison mystérieuse, il l’avaient en import et le vendaient à bas prix. Un petit miracle en soi. J’ai prêté le précieux disque à un type qui ne me l’a jamais rendu. J’ai voulu le racheter. Et là, j’ai réalisé que sur l’album de la version française il manquait « Can’t Explain », un de mes titres préférés.

  2. paul dit :

    Berlin est l’album qui a permis à Bob Ezrin de devenir le producteur catastrophe qu’il fut par la suite (The Wall ! Au secours, Telephone : arghhhh ! , tout Kiss (je défaille), toutes les nullités d’Alice Cooper (SOS). Bref, l’album est loupé du premier au dernier sillon. Merci Bob

  3. Jean TIENHAIN dit :

    Ah ouais…. quand même…

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