Remember

Il y a d’abord eu les albums Saravah, bricolés, créatifs, so underground. Au moment où on les découvrait, le chanteur folk avait disparu dans la nature. Soudain, il est réapparu sans prévenir métamorphosé en rocker et il a balancé un disque rageur qui a comblé de joie les kids en manque d’électricité. A partir de là, avec ma petite bande, on s’est mis à aller le voir sur scène à chaque fois qu’on pouvait, n’importe où, dans des petites salles où il chantait en solo jusqu’au bout de la nuit, dans un amphi de la Sorbonne en grève, dans un hangar perdu au fond de la campagne ou sur la grande scène de la fête de l’Huma. Et ce n’était jamais pareil. Le grand Jacques était totalement imprévisible, passant du sublime au pathétique aller-retour à la vitesse de l’éclair. On l’a vu dans tous les états, euphorique ou déprimé, mais le plus souvent débordant d’une énergie communicative (un aperçu ici).

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2 commentaires pour Remember

  1. jacques d. dit :

    Marrant comme celle-ci, à l’heure des hommages post mortem aient été, dans l’ambiance « balance ton sort » actuelle, subitement balayées sous le tapis…

  2. jacques d. dit :

    ait été balayée… bien sûr !

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