Tarnac S10 (suite)

« Julien Coupat prend la parole : « L’Insurrection qui vient brasse tellement large… Vous y trouverez toujours quelque chose qui permettrait de faire porter le chapeau à leurs auteurs. Par exemple, les enquêteurs en ont retenu cette phrase : “La vie de l’agent de police est pénible. Sa position au milieu de la société aussi humiliante et méprisée que le crime même. La honte et l’infamie l’enserrent de toutes parts, la société le chasse de son sein, l’isole comme un paria, lui crache son mépris avec sa paie, sans remords, sans regrets, sans pitié. La carte de police qu’il porte dans sa poche est un brevet d’ignominie.” Mais ça, c’est une phrase de Balzac. On est en train d’incriminer Balzac ! » (Le Monde)

« David Dufresne, c’est la voix qui manquait à ce procès. Celle qui ne mâche pas ses mots et ne fait pas semblant. Il dit par exemple qu’il n’a jamais douté de la sincérité des prévenus et ne croit pas à la séparation des pouvoirs. Pour lui, le juge Thierry Fragnoli échangeait en permanence avec les services de la sous-direction antiterroriste, qui étaient en guerre avec la DCRI. L’époque était à la fusion des services de renseignements, à la fusion de la police et de la gendarmerie, à l’affaissement de la droite traditionnelle. L’affaire de Tarnac est arrivée dans ce contexte : il fallait justifier la « vente des services de renseignements », frapper fort pour effacer les retards de trains le week-end du 11 novembre 2008, brandir le « péril rouge » pour regonfler la droite. « Ils incarnaient le péril rouge », résume David Dufresne, en évoquant « eux », les prévenus. Qui boivent ses paroles assis derrière lui. » (Politis)

« Ambitions différentes, attitudes différentes. L’une ne s’est exprimée que quand on lui a donné la parole, l’autre l’a confisquée plus souvent qu’à son tour – et n’est pas passé loin de l’expulsion de la salle, à force d’interrompre la présidente. L’une demandait la permission pour aller se rasseoir au deuxième rang, l’autre se levait de manière intempestive au premier pour intervenir, entre deux gorgées de maté. « Ce n’est pas facile pour moi de prendre la parole et encore moins ici », fut la première déclaration de Yildune Lévy. Julien Coupat, lui, a passé son temps à invoquer son « esprit d’escalier » pour ajouter « encore juste une petite chose », alors qu’on pensait tel chapitre clos. Combien de fois a-t-on, alors, vu Yildune Lévy lever les yeux au ciel ? (Le Monde)

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