Godard, fragments

« Quand vous regardez la publicité pour les films, dans les trois quarts, vous voyez un homme et une femme. Vous ne voyez jamais rien d’autre. Mais y a que ça sur la Terre ?! »

« Il faut laisser les choses vous envahir. Vous mettrez un nom après. C’est ce que je dis un peu schématiquement depuis longtemps, la parole se vide de sens, devient contresens, contradiction. Ça fait du débat une sorte de concert plus ou moins joyeux. Mais la parole, au fond, ne va jamais vers ce que nous on appelle l’image, pour former autre chose. »

« Avant, j’étais en colère, puis cela m’a fait rire, et au bout d’un moment, on se lasse du rire. Dans Film Socialisme, à un moment, le représentant de la télévision dit : « Ça a changé, aujourd’hui les salauds sont sincères. » Je pense non seulement ça, mais je pense aussi depuis quatre ans que les sincères sont des salauds. (rires) Avant, quand on disait « C’est un salaud » , celui-là se disait : « Oui je suis un salaud mais j’ai raison. » Aujourd’hui, il ne se pense plus comme salaud, il est sincère, il fait des saloperies mais il est sincère. »

Quelques extraits d’un entretien à Rolle (Suisse) en 2015. L’actualité que le cinéaste commente à sa façon a un peu évolué depuis mais il s’agit toujours du même monde. A lire en entier ici.

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