Livre de l’année

Dessin : Bill Térébenthine

Le titre est un gag parce que je n’ai pas lu assez de livres récents pour établir un palmarès. Je place le Bukowski au sommet surtout parce que je viens de le finir. Pour ceux qui seraient  effrayés par le côté clochard alcoolo du bonhomme, il faut redire qu’il a beaucoup d’humour et qu’on rit souvent de ses galères. Enfin, le livre se termine par un happy end comme il en existe peu dans le milieu littéraire (et ailleurs). Dans une des dernières lettres, Bukowski écrit à son éditeur qui vient de lui envoyer les chiffres de vente de ses livres. Ses titres marchent du tonnerre de dieu et ce constat comble d’une douce joie le vieil homme qui va bientôt s’éteindre. J’ai l’impression que ce livre fait l’unanimité, comme si l’immense écrivain avait enfin pris le pas sur la légende.

Charles Bukowski, Sur l’écriture (Au diable vauvert)

Cet article, publié dans livres, Posts, est tagué . Ajoutez ce permalien à vos favoris.

3 commentaires pour Livre de l’année

  1. AlBush dit :

    [URL=http://www.casimages.com/i/171230075508464179.png.html][IMG]http://nsa39.casimages.com/img/2017/12/30/171230075508464179.png[/IMG][/URL]

    Salut, j’ai acheté ce livre après avoir lu votre chronique (voir photo) et c’est pour moi aussi le meilleur livre de l’année puisque c’est le seul que j’ai lu qui fut imprimé cette année .

    Comme j’ai une préférence pour les auteurs morts, voilà un palmarès qui me convient très bien (quoique l’année n’est pas encore achevée…!)

    Bien à vous.

    • journaldejane dit :

      Légèrement dissonante. Le gars la joue déçu et il est vrai qu’on ne découvre aucune nouvelle facette de l’écrivain en lisant sa correspondance. Mais peut-on reprocher à Bukowski sa limite qui est aussi sa force : son incapacité à être quelqu’un d’autre que lui-même. D’ailleurs, à la fin, le fan craque et laisse tomber ses réticences. « …Cette somme est représentative de ce qu’il a toujours été et de ce qui m’a toujours séduit chez lui : un gars qui n’en a jamais rien eu à foutre. Des gens, des élites, des penseurs, des modèles à suivre, des casse-couilles et des culs serrés. Un gars qui a mené sa barque sans s’occuper de personne et a marqué de son empreinte indélébile tout un pan de la contre-culture américaine. » Voilà 🙂

Répondre

Entrez vos coordonnées ci-dessous ou cliquez sur une icône pour vous connecter:

Logo WordPress.com

Vous commentez à l'aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion /  Changer )

Photo Google

Vous commentez à l'aide de votre compte Google. Déconnexion /  Changer )

Image Twitter

Vous commentez à l'aide de votre compte Twitter. Déconnexion /  Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l'aide de votre compte Facebook. Déconnexion /  Changer )

Connexion à %s