Lecture

Je n’aime pas voyager. Les préparatifs me gonflent ; sur place, trop de touristes (et le sentiment désagréable d’en être un soi-même) ; au retour, la déprime d’avoir constaté que ce n’est pas mieux ailleurs. Cependant, je me régale en lisant le récit de Nicolas Bouvier. Il faut dire que c’était avant l’uniformisation du monde, quand le dépaysement existait encore. Mais la vraie raison du charme puissant exercé par ce livre vient de l’écriture. On peut envisager L’usage du monde comme un vaste poème en prose relatant une plongée en apnée dans le torrent des phénomènes. Il est vrai que, loin de nos repères, nous sommes beaucoup plus sensibles aux sensations inédites et aux évènements qui surgissent. Encore faut-il avoir la capacité de retranscrire cette immersion radicale. Extrait : la voiture vient de lâcher les deux voyageurs dans une zone désertique. Ils attendant sous un soleil brulant. Celui-ci commence à se coucher. Un camion s’arrête…

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