Une ambiance houleuse

Ce soir là sur la scène de l’Olympia où il fête ses 25 ans – peut-être a t-il déjà ingurgité quelques substances hallucinogènes – il met près de dix minutes à accorder sa guitare. Le public français, qui ne l’avait jamais vu, parait déconcerté par son style à la fois rogue et désinvolte. Et lorsqu’après l’entracte, et après avoir exigé d’être présenté à Françoise Hardy, il revient flanqué des guitares électriques de son groupe, le futur « The Band », avec en fond de scène un gigantesque drapeau américain, le public manifeste son irritation, voire son hostilité, à l’instar de la plupart des audiences de cette tournée de 1966 que Bob Dylan traitait avec humour et détachement. La presse parisienne se déchaine contre l’Américain, jusqu’au « Monde » qui affiche en titre de son compte-rend « Bob Dylan, go home! » (franceinfo)

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